Des Petits Riens Qui Disent Tant...

Au fil des jours, dans le plein d'un quotidien affable, écouter pour y trouver des pépites de vie, pour y entendre une Présence...

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lundi 21 mai 2012

Chaotique de mots...

 


une feuille sur un carnet
un stylo sur la feuille
des mots plein la tête
la tête pleine de vide
le stylo ne bouge pas
la tête bourdonne trop

un mois pas comme les autres
plein de vagues
venteux
houleux
nuageux
et pas que dehors
dedans aussi

assise par terre
pour ne pas tomber
des rires
des larmes
des prières
reçus, offerts
des mots en vrai
des mots ensemble

j’ai rencontré Dieu dans chaque jour passé
respiré chaque minute
pour atteindre la suivante
regardé en arrière
pour ne rien oublier
pour continuer d’avancer

c’est par Ta Grâce
que je suis
que je reste veilleur
que l’espérance est
plus qu’elle ne se dit

la vie tourne
et court
comme le vent
comme le temps
que demain soit lourd
ou léger
c’est en plein cœur
que Ta Parole, ce matin, m’a touchée

lundi 14 mai 2012

De l'effet du ricochet...




C’est comme des ricochets sur l’eau.
Comme le caillou, enchainant les rebonds, les uns après les autres.
Le premier effleure l’eau. A peine quelques ondes en écho.
Et on le regarde sans savoir ce que seront les suivants. Ni jusqu’où ils iront.

Les jours passent, avec son flot d’heures.
On reçoit celles qu’on n’attendait pas comme le caillou s’enfonce dans l’eau. On plonge avec avant de rebondir.
On jette un œil distrait sur celles qui passent inaperçues comme le caillou immobile sur le sable. On oublie trop vite l’habitude si confortable.
Les éclaboussures disparaitront, redonnant aux flots le calme nouveau.
Les ondes en arrondi auront dessiné autre chose, et colorié nos vies avec une Présence inattendue, de celle qu’on n’imaginait même pas...

 





mercredi 9 mai 2012

La retraite à 12 ans...


ça devrait être obligatoire, la retraite à douze ans, pour tous
il suffirait de bien choisir le lieu, peu importe la saison

 

.

 

parce que, de toute façon, la lumière y sera toujours plus belle que la veille.

 


L’église du village juste à côté ouvrirait sa lourde porte rien que pour nous.

 

 

 

pour y faire entrer un souffle de frais, une bourrasque d’enthousiasme

 

 

les gens du village y verraient soixante jeunes
éblouis de souvenirs
de silence et de bruit
de jeux et de chants
de prière et de partage
éblouis par Dieu…

 


ça devrait être obligatoire, pour ne pas passer à côté de l’Essentiel…




dimanche 6 mai 2012

Dis, tu lis quoi ?...



 





lundi 30 avril 2012

Comme une pluie d'étincelles...



 

 

Au creux d’une nuit froide, se laisser transporter par autant d’étincelles de vie, de joie...





lundi 23 avril 2012

Qu'as-tu à nous dire ?...



 



Il faudrait donner du sens à ce qui n’en a plus
redonner à l’essentiel l’épaisseur perdue
au temps la profondeur des heures
et aux heures le souffle et l’élan

là où le vide assombrit l’espérance
là où les couleurs s’effacent
là où l’abondance n’est que repli sur soi
là où l’autre n’est qu’un autre

Qu’as-tu à nous dire, Dieu, que nous n’entendions pas ?
Qu’as-tu à nous dire, Dieu, que nous ne voulions pas entendre ?

Trop de bruits, trop de mouvements. Trop de mots
A côté. Pour rien.
C’est dans le silence de la nuit que je T’entends
C’est dans le cœur de l’Église que je T’écoute
C’est dans ta création que je sais ta Présence




dimanche 22 avril 2012

Ou comment prendre l'avion en toute confiance !...



 



Ayez des têtes de ressuscité qu’ils disaient !

Pour ceux qui n’y arrivent pas, choisissez un vol sur Czech Airlines, on vous offre le masque adéquat... Clignement d'œil




vendredi 13 avril 2012

Lettre à vous, que je connaitrais peut-être un jour...



 

Depuis septembre, je vois votre fille chaque semaine. Peut-être qu’en vous voyant, je trouverais une ressemblance. Peut-être pas. Je ne connais que votre voix, filtrée par le téléphone. Et encore, quand je dis connaitre…Vous m’avez appelée en début d’année pour l’inscrire au caté. J’ai essayé de vous dire les projets, l’aumônerie, la démarche, mais c’était l’horaire qui vous souciait, à cause de la danse presque en même temps.

Chaque mois, je vois votre nom dans les destinataires des mails, je sais que vous recevez l’information comme tous les autres. Mais je ne lis jamais votre réponse. Elle doit se perdre dans les méandres des ondes de nos boites.

Je vous ai invitée la semaine dernière. Votre fille vous a remis le courrier. C’était une réunion pour vous raconter les trois jours qu’elle va passer, avec nous, sans vous, pour sa retraite de profession de foi. Vous savez, enfin, je suppose que vous savez, mais nous partons bientôt, à plus d’une heure d’ici, en bord de mer. Nous partons nombreux, avec d’autres groupes. Nous partons trois jours. Il y aura des jeux, des temps de prières, de réflexion, des veillées et puis, le sacrement de réconciliation aussi. Trois jours dont beaucoup se souviennent encore, même des années plus tard, marqués par ce temps ailleurs, différent. Vous allez laisser partir votre fille, sans savoir, ni avec qui, ni où, ni comment. J’admire votre confiance. Parce que, rassurez-moi, c’est de la confiance, hein ? Je ne voudrais pas croire que ça ne vous intéresse pas, tout ce qui concerne votre enfant…

Dites-moi, quand votre fille rentre de l’aumônerie, vous lui demandez ce qu’elle a vécu, ce qu’elle y a fait ? Elle vous raconte, n’est-ce pas ? Parce que, moi, ses prières chuchotées, ses coups de gueule, ses ‘je comprends pas’, ses ‘pourquoi’, je les entends chaque semaine. Ses larmes, quand le temps de prière lui donne le temps de se poser, je les vois. Ses éclats de rire, les semaines où tout va bien, je les dévore. Elle vous raconte ?

Ou alors, c’est la peur qui vous empêche de lui parler de ‘ça’, de franchir la porte et d'entrer juste pour voir les lieux et nos têtes ? Peur qu’on vous questionne, qu’on effleure vos doutes, vos questions, qu’on secoue ce que vous essayez de si mal cacher, peur d’entendre parler de ce Dieu dont vous ne voulez plus entendre parler ?…non ?

Depuis septembre, votre fille a grandi. La laisserez-vous vous entrainer dans ses découvertes de ce Dieu qu’elle apprend à aimer, et qui ne demande qu’à remplir sa vie et la vôtre ?…

Je vous le dis tout bas, pour ne pas qu’elle entende, mais chaque semaine, quand vient son tour de tenir la bougie allumée devant la croix, c’est votre prénom qu’elle confie à Dieu…

 








dimanche 8 avril 2012

C'était un soir, comme ce matin de Pâques...




 

C’était en février dernier. On était loin de Pâques, loin de tout d’ailleurs. 
C’était l’heure du goûter, l’heure où chacun rentre, épuisé, essoufflé, les joues, les pieds, les mains, le nez, froids. Et tous avaient préféré rester au chaud,
La lumière était exactement celle qui allait donner à cette heure solitaire ce que j’espérais.

Je me suis posée au pied de la Croix et j’ai regardé le soleil partir ailleurs.

Rien d’autre que le silence des montagnes, rien de plus beau.

C’était un soir, aussi vivifiant que ce matin de Pâques…



…un matin de Résurrection…

 








dimanche 1 avril 2012

Apprends-moi à me taire...




 

 





Apprends-moi à me taire
c’est de solitude silencieuse que je voudrais remplir l’espace
ne pas tomber dans l’habitude maladroite
ne pas m’enfuir dans les heures souterraines

Apprends-moi à me taire
à force de vouloir trop en dire
j’oublie la force de l’écho d’un silence

Apprends-moi à me taire
pour que j’entende ton Souffle
doux
et être là
vraiment là
où Tu m’appelles à être




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