Des Petits Riens Qui Disent Tant...

Au fil des jours, dans le plein d'un quotidien affable, écouter pour y trouver des pépites de vie, pour y entendre une Présence...

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mercredi 15 février 2012

Pause...

 

Il est des instants où le temps offre aux regards de se rendre plus attentifs. Où les mots écrits par d’autres offre aux visages rafraichis un instant tout en douceur…



Il suffit d’ouvrir la porte
pour que les rêves enfin nous emportent
enfant, on rêve d’être capitaine, chercheur d’or ou goéland
et quand on est grand, et bien il est encore temps !…
Quand on ose, on voit autre chose
en se mettant en route
on a déjà réussi la moitié du chemin
et si la vie ressemble à la nuit
on peut être une étoile de la galaxie
si parfois tout est si difficile et fragile
c’est parce que c’est entre l’herbe et l’étoile qu’est tendu le fil
si tout semble éphémère
alors donnons à chaque instant le goût de l’extraordinaire
sur cette terre qui un jour sera paradis plutôt qu’enfer
il suffit d’ouvrir la porte pour que la vie nous emporte

 




dimanche 12 février 2012

Bleutés de blancs...

 

 

 

Qui a dit que l’hiver était triste, et fade ?
Moi, je le vois lumineux et si doux…





jeudi 9 février 2012

De la douceur de la prière...







Que fais-Tu de tous les mots que je T'envoie ?

Où s'envolent-ils ?
vers quel nuage ?
vers quel soleil ?

Que deviennent les prénoms de ceux que j'aime et que je Te souffle à l'oreille, emportés à la force du vent qui murmure au loin comme l’écho de ma voix ?

Ils sont comme le ressac, effacés par les vagues, mais enracinés au sol de mes pas.

Les entends-Tu, mes mots qui Te prient ?
Les reçois-Tu, mes mots qui les disent ?

Un à un, ils rejoignent les mots des autres, dans le fil d’une incessante et douce prière.




mercredi 1 février 2012

Y croire encore, y croire toujours...

 

J’aimerais tellement y croire, quand tu te meurs, doucement, comme un feu oublié, abimé par l’usure du vide
J’aimerais tellement y croire, à ces promesses qui ne seront même pas tenues
J’aimerais tellement y croire, quand le temps devient épais, trop lourd pour que se dessine un soupçon de vie au milieu de nos vies
J’aimerais tellement y croire, à ce Dieu qu’on oublie, à ces prières qu’on murmure si bas
J’aimerais tellement y croire, à ces demains, annoncés meilleurs, forcément
J’aimerais tellement y croire, à ces années qu’il vous reste
J’aimerais tellement y croire, même quand la marche est trop haute
J’aimerais tellement y croire, même au cœur de l’évidence, même au cœur de l’espérance
Croire que rien ne s'arrête, que tout recommence, renait, revient, repart
Croire que Tu écoutes, que Tu entends, que Tu es là
Au milieu du monde, au cœur des villes
Éternellement
A l'infini








dimanche 29 janvier 2012

Musique d'une vie....



 

Parce que la musique réveille mes matins, illumine mes journées, adoucit mes soirées
Parce que tout y est, de la poésie du silence aux cascades d’arpèges
Tout y est pour remplir le temps d’un soupir, d’une respiration

Quelques notes qui s’envolent, autant de coups de crayons pour faire danser la partition….







Et le titre de Makine, parce que les mots y dansent aussi justement que j'aime à le relire, encore...





mercredi 25 janvier 2012

(D)ire...


Elle est venue s’assoir juste devant moi. Pour ne pas être à côté. Pour ne pas que nos regards se croisent.
J’avais choisi d’être là, un peu à l’arrière du groupe. Elle a dit quelques mots. Fragilement murmurés au fond d’une église froide et mal éclairée. Quelques mots pour dire tant de choses qu’elle voulait pourtant me laisser deviner.
Son écharpe protégeait la moitié de son visage.
Elle m’a dit qu’elle avait froid. J’ai compris qu’elle se cachait.

Elle voulait engueuler Dieu. Elle voulait lui crier sa colère.
Elle voulait savoir pourquoi, comment. Pourquoi elle, pourquoi eux, mais pourquoi… 
A trop vouloir comprendre, à trop vouloir chercher, elle n’y voyait plus.
Emprisonnée dans ses questions empoisonnées….

Elle voulait crier pour que Dieu l’entende.
Elle avait besoin de hurler puisqu’Il restait sourd.
Il faisait nuit. Il faisait froid. 
J'ai fait grincer la porte lourde et noire.
Dehors, au milieu de la ville en hiver, je veux croire que Dieu l'a entendue.
Sa vie n’était plus que nœuds enchevêtrés comme autant de mots emmêlés.




dimanche 22 janvier 2012

Un tour, à quelques degrés près...

 

Les journées passent, le temps file, plus vite, toujours plus vite.

Pas le temps, plus tard, on verra demain. On se rappelle, faut absolument qu’on se voie.

Ces phrases font le quotidien de beaucoup d’entre nous, de tous âges dès qu’il s’agit de sortir son agenda pour trouver un moment pour se rencontrer, se voir, ou trouver une date pour une réunion, etc..

Imaginez pourtant : un ami, un proche vient me voir, rayonnant, prêt à m’annoncer LA nouvelle, la Bonne nouvelle qui le rend si heureux et il ne trouve personne qui ne l’écoute, personne qui lui prête attention. S’il est patient, il attendra que je sois vraiment disponible, sinon, lui seul saura que j’ai sans doute raté quelque chose.

DSC_0149Il me semble que c’est un peu la même chose aujourd’hui à la lecture de l’Évangile : Quand on comprend ce que le Christ cherche à nous dire : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle », le bon sens commun voudrait que l’on arrête tout, que l’on se pose et que l’on réagisse immédiatement tellement la « chose » semble importante, essentielle, vitale même.

C’est tout le sens de la conversion : s’arrêter et faire le point pour mieux se tourner vers le Christ. Retrouver la bonne direction à sa vie, reprendre la bonne route.

Et se convertir, c’est être le témoin rayonnant du message du Christ. Évangéliser n’est pas l’apanage de quelques-uns. C’est la mission de chacun. Avec ses talents, ses dons, là où il est. Sans prosélytisme, mais en étant ce que Dieu nous appelle à être.


Et si nous trouvions le temps dès maintenant d’être ces témoins audacieux dont l’Eglise a tant besoin aujourd’hui ?



Et le son est ici : http://www.tendanceouest.com/actualite-27901-evangeliser-cest-la-mission-de-chacun.html


vendredi 20 janvier 2012

;-)


 

Les fêtes sont passées. Mais après tout, ça 'marche' pour tous les jours de l'année.

Efficace, et belle idée !



Share The Joy. Répandez la Joie. from SHED on Vimeo.




jeudi 19 janvier 2012

D'instant-années...



Morceaux de pas grand chose.

Des bouts de papiers, chiffonnés, des mots en vrac, abimés ou usés,
Sur un carnet tout en fouillis, de brouillons organisés, d’écriture pleine et arrondie, filante et légère, trop vite posée.

Morceaux de vies, fragments d’instant-années.


Aujourd’hui, il faudrait leur en dire plus, le dire mieux. Mais je ne sais pas. Trop proches, trop là, trop près. Foutue pudeur.


Demain n’existe pas encore.
Aujourd’hui est si plein de ce qu’ils sont déjà.
.…

 




dimanche 15 janvier 2012

Chronique du jour...

 

Voilà, le temps de Noël s’éloigne. Depuis quelques jours, nous sommes entrés dans le temps liturgique qu’on appelle ordinaire.

Ordinaire ? ça voudrait donc dire qu’il ne va plus rien se passer d’extraordinaire ? Que les Évangiles n’auraient plus rien à nous dire, que du banal, du normal ? Rien de sensationnel, de remarquable ? Nous devrions donc attendre le temps du Carême, bien gentiment, bien « ordinairement » ?…

Et bien non, pas certaine que ce soit l’attitude qu’il faille adopter !

Jésus, en se retournant vers les deux disciples qui le suivent ne leur demande pas QUI cherchez-vous, mais QUE cherchez-vous ? Et c’est là que tout devient extraordinaire !

Parce que, dans cette recherche sans fin, dans cette liberté inouïe que Dieu nous laisse, le Christ pose cette question essentielle du SENS. Qu’est-ce que je veux ? Qu’est-ce que je cherche ? Quel sens vais-je donner à ma vie ? Dans le quotidien de ma vie, vais-je oser ajouter des touches d’extraordinaire, vais-je oser donner des couleurs inattendues à mes journées ? ça pourrait paraitre compliqué, orgueilleux même aussi. Pourtant, à bien y regarder, ça pourrait être si simple…

A commencer par un nouveau regard, plus doux, plus attentif, plus présent…

La Bonne Nouvelle, elle se propage aussi par une rencontre, une attention, un sourire.



 

 

Et si nous osions colorier nos vies pour que, sur nos visages, se lise la joie d’être chercheurs de Dieu...








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