Des Petits Riens Qui Disent Tant...

Au fil des jours, dans le plein d'un quotidien affable, écouter pour y trouver des pépites de vie, pour y entendre une Présence...

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jeudi 5 septembre 2013

Songe d'un soir d'été...

 

 

 

 




“Dans nos solitudes, nous découvrons que notre vie n’est pas une possession à défendre, mais un cadeau à partager.”




in "Prendre soin les uns des autres" – Henri Nouwen – Editions Salvator













mercredi 4 septembre 2013

Au-delà des mots, la mer...




 

Ça pourrait presque ressembler à une ligne de crête. D’un côté et de l’autre du sommet, deux horizons différents mais qui au loin se retrouvent pour tracer une seule et même trace.. Du nord ouest au sud est. Presque.
C’est une visiteuse de la nuit. Cachée. Secrète. Jamais elle ne laisse de traces, ni de commentaires. Je trouve seulement ses mails au réveil. Elle lit plus qu’elle ne dort. Enfin, je crois. D’elle, je ne sais que son métier et son prénom, et celui de ses enfants. Nos mots se sont croisés autour d’une photo pour un endroit qui lui était cher.
Depuis, elle m’écrit.

Ses mots s’ajoutent, dans une autre épaisseur, à ceux qu’elle lit. Ils cognent parfois, réveillent, d’autres fois, touchent, souvent.

Ses mots nous relient et nous révèlent. On pourrait presque y lire une amitié déjà bien amarrée. Dans les remous que le temps provoque, on écoute le bruit des vagues, on entend la houle approcher, et on trouve un autre cap.

Elle entend le doute. Elle partage la joie. Elle rebondit sur les mots.
Le clapotis des vagues nous réunira. Un jour. Pas trop loin d’ici...







vendredi 23 août 2013

D'un autre coin du bout du monde...


 

Je suis allée me poser sur un autre coin du bout du monde.
L’air y était doux. Le vent vif aiguisé par les falaises abruptes.
Et le regard porté au plus loin de la mer, j’ai vu le temps s’arrêter.
C’était encore des vacances en tribu, au complet. Et les jours en étaient d’autant plus savoureux.

Rien ne dure jamais. Ni l’enfance, ni l’absence.
Seul Dieu nous fait goûter l’éternité.





jeudi 1 août 2013

Ailleurs...


Pause estivale…

mardi 23 juillet 2013

Juste avant...

 

 

 

 

 

 

dimanche 14 juillet 2013

Longtemps, je vous ai regardés...



 

Au creux de ma prière, j’ai déposé chacun de vos regards.
Pour que vos yeux s’illuminent encore longtemps au matin qui renait.
Pour que vos mains rejoignent ceux qui sont perdus.
Pour que vos pas vous emmènent un peu plus loin.
Pour que vos cœurs inondent d’amour ceux qui vous croisent.
Pour que vos voix envahissent les églises.
Pour que vos rires soient plus forts que vos larmes.
Pour que vos témoignages raisonnent encore plus haut.
Pour que vos peurs soient entendues.
Pour qu'à force d'espérance, vos colères s'apaisent.
Pour que vos rêves fassent danser le monde.
Pour que vos vies soient remplies de Dieu.




Pontmain 2013



vendredi 12 juillet 2013

Backline...

 

Rentrer d’un camp catho pour et avec des jeunes, c’est prendre le risque d’un atterrissage mouvementé.
Ça remue, ça secoue, ça bouscule, les questions fusent, dérangent, chatouillent.
Aux parents qui s’étonnent des mines fatiguées mais souriantes, je ne sais pas quoi dire.
Aux jeunes qui n’ont pas osé venir mais qui le regrettent déjà, non plus.
Il s’y joue comme une alchimie impossible indescriptible. Venus d’un diocèse plus long que large, le tissage se fait si vite que les liens s’entre-mêlent, immensément denses.
Je reste persuadée qu’il s’y vit autre chose, de plus grand, de plus beau, et qu'on ne maitrise heureusement pas, comme si Dieu y mettait ce qu’il faut de sa douceur pour que chacun trouve sa place.

Et à la nuit tombée, les regards s’éloignent, voilés, les mots deviennent silencieux, pour mieux s’envoler vers Celui qui nous rassemble…






dimanche 30 juin 2013

Summer time...Ou presque.

Puisque c’était la dernière chronique radio de la saison, je vous l’offre Clignement d'œil

 

Voilà, l’été est là, au moins sur les calendriers !

Et la saison des chroniques s’achève. Chaque dimanche, en quelques mots, il nous faut essayer de dire Dieu, essayer de dire l’Église qu’on aime.

Le défi n’est pas facile. Il faut s’imprégner des textes du jour, garder une oreille attentive au monde, choisir les mots qui se laisseront écouter, oser dire Dieu aussi.

Mais l’idée est belle : témoigner par le biais des ondes, en une poignée de minutes d’un Dieu présent, aimant, là. Dire combien l’Église est Vivante et belle quand on veut bien la regarder avec bienveillance.

Et voir dans les rencontres, dans les témoignages tout ce qui se trame de beau, comme des clins Dieu !

L’été va ralentir le monde, un peu. Et c’est dans la langueur du temps, qu’il faudrait réapprendre à se poser. C’est dans les soirs plus légers que notre regard va s’épaissir. S’attacher aux couleurs, observer les nuances, admirer un reflet. Regarder les champs de blés que la lumière irise, s’arrêter, pour rien, juste pour immobiliser le cadran des horloges. Relire un livre. Écouter encore ce vieux disque oublié. Choisir d’être heureux. Contempler, comme si on ne l’avait jamais vu ce paysage pourtant si familier. Donner à l’instant l’envie de se prolonger, gratuitement, pour soi, mais aussi pour les autres. Ouvrir la porte d’une église, s’assoir et écouter le silence.

Et reconnaitre dans chaque instant la présence de Dieu.

Bel été à chacun. Soyez heureux.

 

mercredi 26 juin 2013

Le temps de rien. Le temps de trop...



Voilà. Fin d’année. Le temps de rien ou le temps de trop.

Ce soir-là, il y avait de la musique, autant de lumières que d’étoiles accrochées dans ce premier soir d’été, une presque pleine lune lumineuse.

Ce soir-là, j’ai croisé plus de regards inondés d’alcool que de museaux d’enfants barbouillés de barbe à papa.

Depuis une semaine, ses yeux perdus me poursuivent. Pas plus haut que mon fils de 11 ans, accroché à la barrière pour ne pas tomber, je l’ai écouté. Trois minettes volaient autour comme autant d’abeilles autour d’une ruche. A pavoiser pour mieux s’agripper. Chacun me vantait son âge, celui qu’ils auraient tous aimé avoir pour paraitre plus crédibles. Ils n’avaient pas plus de 13 ans. 14 au mieux.
Je leur ai parlé de la lumière du soir qu’”ils ne voyaient plus.
Je leur ai parlé de la musique qu’ils n’entendaient plus.

J’ai repris mon appareil photo.
La nuit est tombée sur la ville, un peu plus lourde…




Fête de la musique



mercredi 5 juin 2013

A force de compter les ☆...


D’un trait de lumière, j’ai gardé en souvenir ce qu’il me disait de toi.
Une étincelle. De la lumière plein les yeux.
Des mots, toujours les mêmes, pour ne pas les perdre.
De ceux qui bercent, comme une lancinante rengaine.
Tu aimais aller regarder la mer, il fallait se taire pour mieux voir.
Du bruit des vagues, du clapotis de l’écume, les rochers devenaient bavards.
Il y avait toujours une histoire, souvent la même, pour dire qu’il était l’heure de rentrer.
Chacun chez soi.

Tu es resté dans mes rêves.
Je suis restée dans les miens.
Tu as déposé ton sac au pied d’une étoile.
Elle t’a emporté plus loin que mes souvenirs.






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