Des Petits Riens Qui Disent Tant...

Au fil des jours, dans le plein d'un quotidien affable, écouter pour y trouver des pépites de vie, pour y entendre une Présence...

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mardi 12 février 2013

Des mots...

 

Dans l’épaisseur d’un clair-obscur inattendu
Les mots se sont posés
Quelques-uns, en douceur
D’autres, en cliquetiquant davantage
Je les ai regardés
Pour mieux les attraper

Ils sont tombés, là
Dans l’escarcelle de ma pauvre prière

Des mots
Doux
Lumineux
Savoureux

Des mots
De ceux qui se murmurent, rassurent, entourent,
Et relient

Des mots
D’amis






mardi 29 janvier 2013

Petite prière aussi utile que futile pour ne jamais se décourager, ou presque !...

 

Quand les parents restent invisibles, apprends-moi la patience.

Quand la moitié du groupe disparait après la profession de foi, apprends-moi l’écoute.

Quand Pâques devient l’Ascension, quand Moïse devient évangéliste, apprends-moi la persévérance.

Quand ils ont si peur du silence, apprends-moi à me taire.

Quand ils viennent sans s’inscrire, quand ils ne viennent pas sans prévenir, apprends-moi l’accueil.

Quand ils ne parlent que d’avoir, apprends-moi à être.

Quand ils sont ailleurs, apprends-moi la présence.

Mais pour ce regard-là, pour cette parole-là, pour ce partage-là, pour ce mot-là, apprends-moi à ne jamais oublier de Te rendre grâce.

 






lundi 14 janvier 2013

Aridité hivernale...


 

Le bois est sec, l’arbre aussi. L'écorce se fendille, doucement.
De ma fenêtre, je le regarde. De la lumière qui le transperce. De l’oiseau qui s’y accroche. Du vent qui l’étourdit. Du soleil qui l’éblouit, plein ouest.

Un peu comme ces mots qui font ma prière.
Souvent secs, parfois brulants.
Ou même arides.
Ce soir, comme d’autres matins, le bruit m’assomme.

Je voudrais retrouver le silence de l’hiver, quand rien ne bouge, quand tout n’est que murmure.
Je voudrais qu’ils se taisent, je voudrais qu’on ne parle plus.
Ou juste un peu moins pour que le vent puisse soulever ce qui reste de mon espérance.

Où est la justesse ?
Que fait l’Homme de ce que Dieu lui a confié ?
Où est ce silence qui comblerait les creux de mes doutes ?

Accroche mon regard au-delà de ce que je vois.
Donne-moi les mots que je cherche pour Te dire quand leurs yeux ne Te voient plus.
Surprends-moi dans mon impatience.






lundi 24 décembre 2012

Sur des chemins inattendus...

 

 

 

Dieu de tous les humains, tu viens vers nous sur des chemins inattendus. Ta venue se fait dans un grand silence, elle bouleverse nos projets et nos attentes. À la suite de Marie et de Joseph, nous voudrions sauter les murailles d’hésitations pour t’accueillir, toi, Dieu-avec-nous.

Prière de Taizé – 23 décembre 2012

mercredi 5 décembre 2012

D'un trait de lumière...




 

C’est un sentiment étrange, presque improbable.
Attendre, veiller, espérer.
Trois mots que je ne cesse d’essayer d’apprivoiser.
Trop simples pour se laisser approcher.
On les touche du doigt, on devine qu’ils sont là, pas loin, on respire leur présence, souvent, mais le temps qui file les esquive comme le sable traverse le sablier.
Il faudrait qu’ils s’imposent. En douceur.
Il faudrait qu’ils s’écrivent sur chaque instant de ma vie.
Gravés. Imprimés. Ancrés.
En avent, ils me devancent. Le reste du temps, je les poursuis.
Et l’élan me manque pour y plonger.
Dans le sombre de la nuit, je sais ce trait de lumière. Je le connais. Mais je ne le vois pas. Celui qui pourrait effacer les doutes, déplacer les peurs.
Attendre, une autre lumière.
Veiller, autrement.
Espérer, pourtant.

 




mercredi 21 novembre 2012

Dans un coin du ciel...




Je veux croire que la patience de Dieu est tout aussi infinie que l’espace qui me sépare de l’horizon.
Tant je suis loin, souvent
Tant je me perds, aussi
Je veux croire que rien n’est inutile, ni dans la rencontre, ni dans les secondes perdues
Tant je m’accroche au futile, souvent
Tant je gaspille l’instant, aussi
Je veux croire aux mots,
Murmurés, à ton oreille
Distillés, en pointillés
Soufflés, sous le piquant du vent
Ceux qui s’envolent, ceux qui se gardent
Je veux croire que Dieu attend
De moi autant que d’un autre
Que le monde s’assoie et contemple à la lumière d’un soir
Les reflets qui devraient illuminer nos yeux







lundi 15 octobre 2012

Et d'un regard, goûter le silence...



 

 

Je redoute souvent les topos du dimanche matin, au milieu d’un week-end lycéens qu’ils n’attendent que pour se retrouver ressourcer, rendant la nuit forcément très très très courte…

Cette fois, l’orateur a vaincu leur fatigue. Et l’inattendu fut de les voir s’accrocher à chacun de ses gestes, à chacun de ses mots bien choisis, à chaque tutoiement, envoyé en uppercut délicat à chaque œil fatigué.

Et c’est de silence dont il leur a parlé.

De cet interlude à poser entre les mots. De cet espace qui donne alors tout sens à la phrase.
Dans ce mouvement bruyant permanent qui inonde leurs vies, qui remplit leurs heures.
De cette place à laisser vide, pour mieux la remplir des autres, et de Dieu.




jeudi 13 septembre 2012

Embrase-moi...

 

Devant Toi
Mon front sur le bois froid de la Croix
Brûlant
De ce que je suis, de ce que je ne suis pas
De ce que je crois, de ce que je ne crois pas
De ce que je vis, de ce que je ne vis pas
Tout est là, déposé dans un souffle
Unique, précieux
Si vivant
Une respiration pour prière
Comme l’arbre devient nu
Comme le ciel devient blanc
Comme le bois devient cendres
C’est ma vie que Tu embrases





mercredi 13 juin 2012

De l'effet du courant d'air...




 

 




C’est drôle comme l’inattendu ne doute de rien
La porte s’est ouverte
La lumière est entrée 

Tout semblait sombre et perdu
Il aura suffit d’un instant
Pour que tout retrouve sa place

Plus qu’un souffle
Une sorte de courant d’air dans une vie
débordante
qui redonne l’élan, l’envol

J'ai goûté, respiré, inspiré, aspiré
Plus qu'un cri, une prière
Plus qu'un souffle, une respiration
Au rythme des battements de nos cœurs




lundi 21 mai 2012

Chaotique de mots...

 


une feuille sur un carnet
un stylo sur la feuille
des mots plein la tête
la tête pleine de vide
le stylo ne bouge pas
la tête bourdonne trop

un mois pas comme les autres
plein de vagues
venteux
houleux
nuageux
et pas que dehors
dedans aussi

assise par terre
pour ne pas tomber
des rires
des larmes
des prières
reçus, offerts
des mots en vrai
des mots ensemble

j’ai rencontré Dieu dans chaque jour passé
respiré chaque minute
pour atteindre la suivante
regardé en arrière
pour ne rien oublier
pour continuer d’avancer

c’est par Ta Grâce
que je suis
que je reste veilleur
que l’espérance est
plus qu’elle ne se dit

la vie tourne
et court
comme le vent
comme le temps
que demain soit lourd
ou léger
c’est en plein cœur
que Ta Parole, ce matin, m’a touchée

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