Des Petits Riens Qui Disent Tant...

Au fil des jours, dans le plein d'un quotidien affable, écouter pour y trouver des pépites de vie, pour y entendre une Présence...

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La vie comme elle vient...

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mercredi 24 août 2016

Des trous dans le papier...

Des mois, des jours. Beaucoup. Trop peut-être.
J’ai laissé le temps doucement apaiser la douleur de l’absence, l’étourdissement du manque.
Les enfants ont grandi. On parle de lui. Souvent.
C’est fou comme la mort dévaste, abime, dégonde des portes, renvoie les plus petites évidences dans des tréfonds insoupçonnés, ouvrant des trappes que l’on avait pas vues.
On s’invente des adverbes pour ne rien écrire qu’on pourrait regretter, du définitif, ou du tranchant.
A bout de bras, on jette des encore et des pourtant.
Autour, certains ont pris une autre place, d’autres se sont effacés, sans prévenir, sans savoir, sans dire.
La vie, quoi.
En plus, en moins.
Un autre équilibre. Autrement. Pas loin.
Comme une promesse.
Avec des trous dans le papier.

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vendredi 31 octobre 2014

Rien. Juste ça...

 

Rien. Juste ça. Pour ne pas avoir à en dire plus.
De la douceur inattendue d’un soleil d’automne.
De ce souvenir de toi, au vent du soir.
De nos colères, de nos embrouilles, de nos erreurs.
De l’odeur du livre neuf, que je respire comme toi.
De la mer, du ressac, des marées, des tempêtes.
Du papier, des mots. Et de leur justesse.
De ces photos. De ton regard moqueur.
Traces d’enfance.
De ta main, accrochée à la mienne, avant de partir.
De mes prières, arrachées à la nuit.
De ce fauteuil. Le tien, jusqu’au dernier jour.

Les enfants continueront de courir. Les arbres continueront de grandir.
Juste ça. Mais tellement plus encore.

Et rien que nos vies.
Sans toi.
Ailleurs...

 




lundi 2 juin 2014

A toi, mon filleul...




 

C’est à toi que je vais m’adresser ce soir. Tes parents, tes sœurs, écouteront et je suis sûre qu’ils te raconteront, plus tard.

Me voici devant toi, dans cette église, aujourd’hui, parce que tes parents m’ont demandé d’être ta marraine. C’était un dimanche en fin d’après-midi, au téléphone. Ton papa a voulu me parler, de toi, et de leur projet pour toi. Je peux le dire maintenant, je crois que j’ai vite compris où il voulait en venir ! Je n’ai pas donné ma réponse tout de suite. J’ai essayé de dissimuler mon enthousiasme, je n’ai pas réussi à cacher ma joie. Il me fallait un peu de temps, pour réfléchir, pour pouvoir dire OUI, comme un vrai OUI.

Et pour leur répondre, j’ai écrit. Une longue lettre adressée à tes parents. Avec des mots, choisis, posés, accrochés au papier.

Devenir aujourd’hui ta marraine, au côté de ton parrain, c’est un vrai job à temps plein ! Parce que, il faut que tu le saches, je ne vais pas te lâcher ! Être parrain, être marraine, c’est s’attacher à son filleul, comme deux vies, liées, reliées entre elles par quelque chose de plus grand, quelque chose qui nous dépasse. Le lien qui doucement va se tisser entre toi et nous sera le signe de notre attachement à toi. Nous apprendrons à te connaitre, tu apprendras à nous apprivoiser. Et ce quelque chose qui nous dépasse, c’est Dieu !

Bien sûr, on sera là, à tes côtés, pour tout ce qui marquera ta vie. Mais aussi, plus discrètement, je t’embarquerai dans mes prières, pour que Dieu s’invite au cœur de ta vie. Pour que Dieu soit Celui qui anime ta vie.

Tes parents, en demandant le sacrement du baptême pour toi, s’engagent à te parler de Dieu. En acceptant d’être ta marraine, je m’engage aussi à te dire et à te redire, à temps et à contre temps tout ce que Dieu veut pour toi. Ce soir, tu rejoins les mille et une petites lumières qui scintillent dans le cœur de Dieu. En devenant enfant de Dieu, tu t’inscris dans cette lignée d’hommes, de femmes. Et ce soir, je ne peux m’empêcher de penser à Mamie, qui de là où elle est, doit être si heureuse de nous voir, ici, dans cette église, pour toi…

Voilà, sois le bienvenu dans cette Eglise, que nous bâtissons depuis 2000 ans, chacun, avec ce que nous sommes, nos limites, nos failles, mais surtout notre joie.

Que cette nouvelle vie à laquelle tu es appelé soit belle pour louer Dieu sans fin, riche pour rendre grâce à Dieu en tout temps, et forte pour vivre debout malgré les tempêtes !

Au jour de ton baptême, le 31 mai 2014.








dimanche 25 mai 2014

Regarder un peu plus loin...



 

Des rencontres, plein de rencontres, mais sans doute pas assez.
Des heures à partager, à expliquer, à témoigner, à dire, mais sans doute pas assez.
Des kilomètres sous les pieds, du soleil plein la vue, mais sans doute pas assez.
Du vent plein les yeux, du silence plein les oreilles, mais sans doute pas assez.
Des chants, des sourires, des larmes, mais sans doute pas assez.
Des pardons à murmurer, des mercis à chuchoter, mais sans doute pas assez.
Des lectures, à écouter, à goûter, à entendre, mais sans doute pas assez.
Des jeunes, des vieux, une église pleine, mais sans doute pas assez..



 

Mais peu importe, l’Essentiel était là…




dimanche 9 février 2014

Piquant, salé, épicé, c'est comme vous voulez !...




 

Encore un week-end à vous regarder, à vous écouter.
Il fallait juste être là, pour essayer de vous amener à poser votre regard autrement. Sur l’autre, sur le monde.
C’est toujours assez effrayant de voir combien vous êtes enfermés dans les apparences, comme un carcan trop bien ficelé, un non-dit ou un trop-dit dangereux.
Il faut être pareil. Se ressembler pour mieux s’approcher.
Même coiffure, mêmes chaussures. Même langage, mêmes mots. Sinon, t’es pas de mon clan.
Aucune place à la différence. Zéro marge d’ajustement.

Soixante collégiens, ensemble, c’est sportif. Histoires de filles, histoires perdues. Vies bancales, vies tordues. Du vrai, du rude, du monde, quoi. Ta petite vie bien tranquille, tes enfants bien dans leurs pompes, tu les embrasseras au retour. Là, tu peux juste te secouer pour partager un brin de ton enthousiasme et essayer de rendre ta joie un peu contagieuse.

Alors, on regarde. On s’arrête. On se pose. Avec eux.
Parce que le manque, il est bien là.
En creux de ces vies, il y a l’absence. De repères, de traces, d’histoire, de socle solide, d’ancres bien arrimées.
Pas question de compenser, juste partager.

Alors, on regarde. On s’arrête. On se pose. Avec eux.
Parce que leur vie, elle va déjà trop vite.
Ils oublient de rêver. Ils oublient le silence. Ils parlent, elles parlent, d’un flot incessant de mots. Des mots qui abiment, qui écrasent.
Pas question de juger, juste dire autrement.

Alors, il faut leur dire et leur redire combien la vie est belle, même si…
Que le temps est doux, même quand…
Que le bruit du silence est aussi apaisant que la caresse du vent.
Qu’il faut apprendre, qu’il faut grandir, pour mieux tenir debout.

Et que Dieu est là, pas si loin de vous, même aujourd’hui…

 

 






vendredi 6 décembre 2013

Toutes ces évidences...

 

Ces couleurs, douces et tenaces du soleil qui se lève
D’autres, au soir qui vient 
Ton regard quand tu devines mes pensées
La pluie qui glisse sur ton visage
Ton sourire, et tes yeux qui pétillent au milieu de tes rêves
La flamme qui s’enroule silencieusement autour du bois sec
Vos voix pour chanter Dieu quand la nuit enveloppe la ville déjà endormie
Tous ces instants, évidents.
Tous ces silences, aussi.
Et puis
Tes baisers d’enfant
Ces mots, ces mails, ces envols et ces colères
Nos rencontres, nos projets et nos ratés
Ta main qui s’accroche à la mienne
Mes doutes, nos peurs
Et nos élans,
Ce Dieu qu’il me faut dire et aimer et chanter encore toujours plus
Cette abbaye, trop froide
Et l’étole, violette, posée, juste là, à côté
Au cas où 
La brume dans tes yeux
Et celle du matin frais

Et puis, Dieu, comme une évidence au milieu de nos vies

 

lundi 30 septembre 2013

Et trouver l'équilibre...

 

C’est ton visage posé tendrement sur mon épaule.
Ce sera demain la douceur de tes retours.
C’est ton sourire reconnaissable entre tous.
Ce sera demain tes mots pour nous raconter.

Il y a des soirs au pied du mur.
Parce que, demain, tu t’envoleras vers ce qui t’attend ailleurs.
Un peu plus loin.

Les rêves de nos enfants deviennent aussi les nôtres à force de croiser leurs regards.
Après, c’est juste une question d’équilibre.
Un peu plus grand, un peu plus haut.

Et demain sera encore plus beau.

mercredi 4 septembre 2013

Au-delà des mots, la mer...




 

Ça pourrait presque ressembler à une ligne de crête. D’un côté et de l’autre du sommet, deux horizons différents mais qui au loin se retrouvent pour tracer une seule et même trace.. Du nord ouest au sud est. Presque.
C’est une visiteuse de la nuit. Cachée. Secrète. Jamais elle ne laisse de traces, ni de commentaires. Je trouve seulement ses mails au réveil. Elle lit plus qu’elle ne dort. Enfin, je crois. D’elle, je ne sais que son métier et son prénom, et celui de ses enfants. Nos mots se sont croisés autour d’une photo pour un endroit qui lui était cher.
Depuis, elle m’écrit.

Ses mots s’ajoutent, dans une autre épaisseur, à ceux qu’elle lit. Ils cognent parfois, réveillent, d’autres fois, touchent, souvent.

Ses mots nous relient et nous révèlent. On pourrait presque y lire une amitié déjà bien amarrée. Dans les remous que le temps provoque, on écoute le bruit des vagues, on entend la houle approcher, et on trouve un autre cap.

Elle entend le doute. Elle partage la joie. Elle rebondit sur les mots.
Le clapotis des vagues nous réunira. Un jour. Pas trop loin d’ici...







vendredi 23 août 2013

D'un autre coin du bout du monde...


 

Je suis allée me poser sur un autre coin du bout du monde.
L’air y était doux. Le vent vif aiguisé par les falaises abruptes.
Et le regard porté au plus loin de la mer, j’ai vu le temps s’arrêter.
C’était encore des vacances en tribu, au complet. Et les jours en étaient d’autant plus savoureux.

Rien ne dure jamais. Ni l’enfance, ni l’absence.
Seul Dieu nous fait goûter l’éternité.





dimanche 14 juillet 2013

Longtemps, je vous ai regardés...



 

Au creux de ma prière, j’ai déposé chacun de vos regards.
Pour que vos yeux s’illuminent encore longtemps au matin qui renait.
Pour que vos mains rejoignent ceux qui sont perdus.
Pour que vos pas vous emmènent un peu plus loin.
Pour que vos cœurs inondent d’amour ceux qui vous croisent.
Pour que vos voix envahissent les églises.
Pour que vos rires soient plus forts que vos larmes.
Pour que vos témoignages raisonnent encore plus haut.
Pour que vos peurs soient entendues.
Pour qu'à force d'espérance, vos colères s'apaisent.
Pour que vos rêves fassent danser le monde.
Pour que vos vies soient remplies de Dieu.




Pontmain 2013



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