Des Petits Riens Qui Disent Tant...

Au fil des jours, dans le plein d'un quotidien affable, écouter pour y trouver des pépites de vie, pour y entendre une Présence...

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Lis, lisons, lisez...

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mercredi 9 septembre 2009

BD's mania...

Encore une bd…non pas que je ne lise que ce genre de bouquins, mais parler d’un roman est un exercice difficile, impliquant que j’ose encore peu faire.
Rabaté m’avait étonnée dans “les petits ruisseaux”, racontant la vieillesse avec douceur et piquant.
Il m’a enchantée avec “Le petit rien tout neuf avec un ventre jaune’. Le titre à lui tout seul attire l’œil. Et comme depuis quelques temps, mon regard s’immobilise face à tout ce qui est en lien avec les moindres petits riens, je n’ai pas hésité longtemps…

Le dessin est dépouillé ; on sourit aux mots, aux allusions.  Il faut écouter, regarder de près, pour apercevoir caché, le soupçon d'un tableau de  Magritte ; le ton sonne toujours juste, sans empathie. Le “héros”, sans envergure, se complait dans une vie morne, jouant de son mal-être. Jusqu’au jour où sa vie croise celle d’une femme, acrobate au Cirque Nuage. Leur petit bout de chemin, ensemble, se révèle chemin de vie. Tout devient poésie, magie d’un instant.

L’histoire est sans fin, comme pour apprivoiser l’infini.

Le petit rien tout neuf avec un ventre jaune - Rabaté – Futuropolis

vendredi 4 septembre 2009

Li(v)re...

Choisir un livre.
Espérer la rencontre étonnante, douce et bouleversante avec les mots.
Le livre ouvert, je ne peux m’empêcher de respirer l’odeur de l’encre déposée comme pour m’imprégner déjà du récit. Parcourir des yeux les pages cornées ou marquées par le lecteur précédent, d’une croix, d’un trait vertical rapide, pour y retrouver plus tard la phrase aimée, touchante, parlante.
Puis lire.
Jusqu’à la dernière page.
La dernière phrase.
La dernière ligne.
Le dernier mot.
Jusqu’au dernier point.
En un instant, l’histoire s’achève. Sur un sentiment, une impression, une déception ou une envie d’encore..
Le livre refermé, je ne peux m’empêcher de faire tourner les pages, vite, pour goûter encore les mots. Pour revivre en accéléré l’histoire. Ou pour tenter de comprendre ce qui est passé à côté.

samedi 18 juillet 2009

Lis, lisons, encore...

Mi-juillet et déjà les blogues alentours s’éteignent doucement, entrant dans une douce léthargie estivale.
Le quotidien tombe dans une contradiction déstabilisante, ralenti par les vacances scolaires, mais pressé par l’approche des départs ; il faut tout “boucler” avant de fermer les portes.
L’agenda bute comme le volet qui cognera le sol d’ici peu, mettant au repos pendant quelques temps ce qui remplit l’espace tout au long de l’année.
Le temps se suspend, un peu, laissant plus de champ libre à des lectures entamées et entassées à plusieurs endroits de la maison, selon leur genre…quelques bd’s sur le bras du canapé, deux pavés au côté du lit pour les soirs d’insomnie, du facile mais essentiel sur la table basse, jusque dans la voiture pour du plus léger.
Le temps se suspend et les livres s’ouvrent pour se laisser lire, découvrir ou relire.
Et à flâner devant les rayons des libraires, ceux qui ne veulent pas me vendre à tout prix leur sélection de l’été (d’ailleurs, pourquoi y aurait-il plus des livres d’été que des livres d’hiver ou de printemps ?)…, je me suis laissée convaincre, même surprendre ces derniers jours, par deux nouvelles bandes dessinées.

Un zoo en hiver, TANIGUCHI, éditions Casterman EcrituresTaniguchi m’avait emportée dans Quartier Lointain. Je me suis donc laissée facilement entrainer dans un zoo en hiver. Loin des classiques mangas aux visages si marqués, le dessin y est sobre, l’histoire d’une banalité telle qu’on pourrait s’y ennuyer. Sauf que l’auteur y raconte sa vie de jeune dessinateur à la fin des années soixante, une vie dédiée aux planches qu’il faut rendre à temps quitte à y laisser ses nuits, ses loisirs et un peu de soi-même.

 

 

 

Le tour des géants, DEBON, Dargaud Y laisser un peu de soi, c’est aussi le cas des coureurs du Tour de France. Et oui, j’ai lu cette BD et pourtant tout le monde le sait, je n’aime pas le vélo, je n’aime que la moto…
Comme Taniguchi, Nicolas Debon remonte le temps pour raconter le Tour 1910. Plus qu’un documentaire, l’aventure, décrite étape par étape, y est surtout humaine. Les hommes, comme le matériel, sont cassés, épuisés, blessés. A lire, on souffre avec eux. A comprendre l’exploit, on imagine facilement avec émotion l’empreinte de l’effort physique et mental sur leur avenir. Mais le défi doit être relevé et la course achevée, coute que coute.

 

Allez, zou, j’y retourne…

mardi 9 juin 2009

Lisons, lisez, toujours...

 

Encore un Davodeau,
encore une chronique de la vie ordinaire,
mise en scène avec une facilité déconcertante,
juste assez pour rendre au scénario ce qui lui faut de piquant,
le quotidien, une famille,
des générations qui s’entrechoquent,
de l’authentique,
la vie quoi !

 



Etienne Davodeau – Chute de vélo – Air Libre Dupuis

lundi 18 mai 2009

Un livre et rien d'autre

“Mais comme il [le lecteur] est beau, son visage éclairé par l’amitié soudaine d’une phrase. Les gens qu’on voit lire dans un train ou sur un banc public sont émouvants. Leur visage calme et fermé est une chapelle en rase campagne. Une gravité l’enveloppe, qui l’illumine. Peu importe ce qu’ils lisent, pourvu que ce soit un livre : un journal est privé d’intériorité. Il bruisse à l’avance d’être bientôt plié, froissé, méprisé, quand le livre impose la religiosité de son silence.”

Christian Bobin – Le Monde des Religions. Mai, juin 2009

mardi 28 avril 2009

Sur la route ♫ ♫…

1960.
Une belle décapotable,
Un saxo,
Une histoire d'amour
noyée sous un bon Whisky,
Les mots de Rimbaud,
La voix de Sinatra,
Des planches,
comme des bulles de champagne
pour quelques notes de jazz…

Direction
Saint Germain,
puis rouler vers l'ouest !

Bruno Le Floch - Editions Dargaud

mardi 27 janvier 2009

Lisons, lisez, encore...

Vous aimez voyager, et dans le temps et dans le monde ? Alors, accrochez-vous pour résister à ces allers-retours incessants, de chapitre en chapitre, de 1950 à 1990, de Rome à New-York, de Roumanie en Israël.
Catherine Cusset a réussi, au travers de portraits de femmes convaincues et décidées, à prouver que tout est possible à partir du moment où l'on garde la force de croire en un avenir, meilleur peut-être, brillant sans doute, en tout cas différent de ce qu'il aurait pu être si...
Les obstacles n'existent que parce qu'ils peuvent être enjambés.

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