Des Petits Riens Qui Disent Tant...

Au fil des jours, dans le plein d'un quotidien affable, écouter pour y trouver des pépites de vie, pour y entendre une Présence...

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samedi 25 janvier 2014

Cache pas ta joie !...



 

Il y a dans la joie d’être chrétien quelque chose de l’indicible…

Comme dans le silence, il y a le bruissement de la présence de Dieu.

Dieu est là. Dieu nous précède, Dieu nous attend.

En allant chercher Simon, André, Jacques et Jean, le Christ nous redit combien Dieu a besoin des hommes. Là où ils sont. Là où ils EN sont. Avec l’unique promesse que le projet que Dieu fait pour chacun est le meilleur.

Va, sors, avance, suis-moi. Ces mots maintes fois répétés par le Christ, nous appellent, vous, moi, chacun.

Il faut nous mettre en route. En mouvement. Devant, le Christ nous ouvre le chemin. Devant, il nous emporte. Devant, il nous veut debout à sa suite. Comme des ressuscités !

Pourtant, on le sait, être chrétien ne nous épargnera rien, ni la souffrance, ni la mort. Mais le mouvement d’espérance qu’entrainent l’élan et la mise en marche à la suite du Christ offre tout de suite une autre perspective. Plus grande, plus belle. Qui nous pousse en avant. Comme un souffle ténu.

Être chrétien, c’est s’attacher à Dieu comme la racine de l’arbre s’attache au sol qui l’accueille. Rien ne lui sera épargnée, il y aura les tempêtes, les pluies, il y aura l’hiver, le froid. Il y aura aussi la chaleur des premiers jours du printemps. Et les nouveaux bourgeons. Et l’arbre grandira.

Et ce matin, à nous de nous interroger : Où Dieu me rejoint-il ? Et moi, où et comment puis-je rejoindre Dieu ?

Tout simplement, au cœur de mon quotidien, au travers de cette porte ouverte sur l’espérance, au creux de cette amitié inouïe que Dieu m’appelle à tisser avec Lui. Et surtout dans cette joie si belle qui devrait transpercer chacun de nos visages.




 





dimanche 30 juin 2013

Summer time...Ou presque.

Puisque c’était la dernière chronique radio de la saison, je vous l’offre Clignement d'œil

 

Voilà, l’été est là, au moins sur les calendriers !

Et la saison des chroniques s’achève. Chaque dimanche, en quelques mots, il nous faut essayer de dire Dieu, essayer de dire l’Église qu’on aime.

Le défi n’est pas facile. Il faut s’imprégner des textes du jour, garder une oreille attentive au monde, choisir les mots qui se laisseront écouter, oser dire Dieu aussi.

Mais l’idée est belle : témoigner par le biais des ondes, en une poignée de minutes d’un Dieu présent, aimant, là. Dire combien l’Église est Vivante et belle quand on veut bien la regarder avec bienveillance.

Et voir dans les rencontres, dans les témoignages tout ce qui se trame de beau, comme des clins Dieu !

L’été va ralentir le monde, un peu. Et c’est dans la langueur du temps, qu’il faudrait réapprendre à se poser. C’est dans les soirs plus légers que notre regard va s’épaissir. S’attacher aux couleurs, observer les nuances, admirer un reflet. Regarder les champs de blés que la lumière irise, s’arrêter, pour rien, juste pour immobiliser le cadran des horloges. Relire un livre. Écouter encore ce vieux disque oublié. Choisir d’être heureux. Contempler, comme si on ne l’avait jamais vu ce paysage pourtant si familier. Donner à l’instant l’envie de se prolonger, gratuitement, pour soi, mais aussi pour les autres. Ouvrir la porte d’une église, s’assoir et écouter le silence.

Et reconnaitre dans chaque instant la présence de Dieu.

Bel été à chacun. Soyez heureux.

 

dimanche 16 décembre 2012

Joie...




J’en suis sûre, tous, nous avons déjà été émus en observant un enfant dire ses rêves…non par moquerie, mais parce qu’en racontant ses projets, ses envies, ses ‘un jour, quand je serai grand’ il nous rappelle que nous avons peut-être nous-mêmes égaré un peu, nos propres rêves…

Nous voudrions plus, nous aimerions moins, nous espérons tant…
Si nous avions plus, si le temps nous le permettait, etc, etc…

La vie n’est pas toujours celle qui se dessinait dans nos yeux d’enfant, il faut aujourd’hui concilier tant de choses, s’ajuster au temps qui passe, trouver l’énergie d’avancer, encore un pas plus loin. Les difficultés sont là, les soucis aussi. Partout, on parle rendement, efficacité, productivité et j’en passe.

Pourtant, à bien y regarder, il y a tout autant de bonnes raisons de se réjouir ! Même minuscules, presque invisibles, elles se devinent pour peu qu’on y accroche un regard, une attention, un geste.

Aujourd’hui, troisième dimanche de l’Avent, c’est le dimanche de la Joie. Comme pendant le carême, l’Église propose une halte. Et une halte qui nous invite à laisser éclater notre joie ! Joie de croire, joie de la confiance en ce Dieu qui nous appelle à être lumineux, rayonnants !

Oublions un instant nos fatigues, nos soucis, nos peurs. Osons montrer un visage souriant, celui d’une Église vivante. Pour que sur nos visages se reflète la tendresse du Christ.

L'attente se fait douce et joyeuse,
bercée par les jours raccourcis et froids.
Les jours se comptent en nuits.
Les nuits s'égrènent au fil des jours.

Il vient, le temps de l’espérance…

 




dimanche 9 décembre 2012

De la saveur du silence...

 

 

Encore un pas de plus vers Noël...

L’hiver s’installe doucement, les rues sont éclairées et scintillantes, les maisons décorées. La ville s’agite et bouillonne.

Étonnant toute cette agitation pour une naissance à venir… Alors qu’il faudrait peut-être essayer de se taire, essayer de laisser au silence l’espace suffisant pour que l’écho de la Bonne Nouvelle s’amplifie doucement jusqu’à Noël…

Étonnant aussi comme le silence fait peur, si peur qu’on le remplit le plus possible de bruits, d’informations, de mots, du matin au soir.

Parce que, oui, le silence a du goût !

Apprendre à faire le vide pour mieux recevoir.

Creuser un sillon pour mieux entendre l’écho de nos vies.

Se laisser surprendre par l’inhabité pour mieux vivre la douceur d’une pause

Et dans ce vide, trouver l’instant où Dieu se dit.

Le temps de l’Avent s’offre à chacun comme la possibilité de donner une autre couleur, une autre saveur, aux jours qui viennent.

Pour mieux entendre l’autre, pour mieux entendre Dieu au milieu des bruits du monde.

lundi 3 septembre 2012

Au neuvième mois de l'année...



 

De nos fenêtres, de nos balcons, de nos jardins, doucement, le temps va se laisser surprendre par septembre.

Dehors, les champs prennent une autre couleur. La lumière irise quelques tons plus bas.

Dedans, les enfants préparent leur cartable, pressés (ou pas) de retrouver la cour de récré.

Septembre a toujours comme un petit goût de janvier.

Du nouveau au milieu d’une année. On se remet en route. Comme un deuxième envol dans une même année.

Bien sûr, il y a ces appréhensions, ces peurs d’un demain difficile.

Bien sûr, il y a ces habitudes qu’on voudrait secrètement changer, des choix de vie qu’il va falloir poser et ce quotidien que l’on va retrouver.




Mais il y aura aussi en mémoire, tous ces moments passés en famille, entre amis, qui donneront aux regards de rentrée l’étincelle d’un moment inoubliable. Il y aura aussi en souvenir cette nuit étoilée, ce chemin bordé de coquelicots, ce chant de l’oiseau tôt le matin qui adouciront la froidure de nos jours d’hiver.

Pourtant, il faut donner au temps de la rentrée l’élan qu’il mérite pour nous pousser un pas plus loin.

Dans le diocèse de Coutances et d’Avranches, 70 lycéens rentrent aujourd’hui d’une semaine passée avec d’autres jeunes du monde entier, rassemblés autour des frères de la communauté de Taizé en Bourgogne. D’autres, ailleurs, auront été à Lourdes accompagner les malades. D’autres encore, auront vécu une expérience forte en marchant sur les Chemins de Saint Jacques de Compostelle. Mais mardi, ils retrouveront leur classe, leur quotidien, avec, dans les yeux, la joie d’avoir partagé quelque chose d’unique. Quoi de mieux comme élan à l’aube de leur rentrée !

Se mettre ou se remettre en marche, maintenant, certains que Dieu veut pour nous le meilleur. Donner à chaque instant, la grandeur qu’il mérite. Vivre pleinement les jours qui nous sont donnés.

Et accepter de se laisser surprendre toujours et encore, même dans le quotidien de nos vies




dimanche 3 juin 2012

Trois en un...



 

Juin, déjà...

Mois des fêtes où la famille se retrouve.

Mois des examens, du bac, des bilans de fin d’année.

Mois de l’été, du solstice, des soirées qui s’étirent.

On relit, on regarde en arrière, et on regarde vers demain.

Comme une fin d’année, au milieu de l’année.

Qu’ai-je aimé faire ?
Que vais-je poursuivre ?
Qu’est- ce que j’ai réussi ?
Qu’est-ce que je ne referai pas ?

Hier soir, notre évêque a donné à 85 jeunes le sacrement de confirmation. Ailleurs, ce seront des professions de foi, des premières communions, des mariages. Depuis de longs mois, ils se sont retrouvés, régulièrement pour réfléchir à ce qu’ils allaient vivre. Ils ont partagé, discuté, ensemble, à l’engagement qu’ils allaient prendre.

Chacun, à sa manière, va affirmer sa foi en un Dieu, Père, Fils et Esprit, et Dieu va s’engager à leurs côtés. Chacun va dire son appartenance à l’Eglise, et être envoyé dans le monde, vers les autres, et ainsi prendre sa place dans l’Eglise d’aujourd’hui. Les parcours se terminent, mais tout reste à construire !

Pourtant, Il n’y a rien de plus difficile, qu’on soit lycéen, collégiens, jeune ou vieux, sur la cour de récré ou sur son lieu de travail d’oser dire ‘je crois’. Combien raconteront demain ce qu’ils auront vécu ce week-end ?

Comme pour tout, c’est ce regard bienveillant qu’il nous faudrait avoir, encore pour eux. Pas un regard édulcoré, mais un regard doux et encourageant, un regard comme un clin d’œil de Dieu pour les autres.

Ce dimanche, l’Eglise fête la Sainte Trinité, Dieu se révèle dans une parfaite relation d’amour : osons poser de vrais regards d’amour sur ceux qui nous entourent.




dimanche 1 avril 2012

Ultime marche...



 

C’est étonnant comme une semaine peut ne pas ressembler à une autre. Et les jours à venir ne ressembleront pas aux autres, c’est certain !

Depuis 40 jours, on avance, doucement, les yeux fixés à l’horizon pour mieux entrevoir la joie de Pâques. Aujourd’hui, dimanche des Rameaux, les églises seront pleines, plus qu’à l’habitude. Les cœurs chanteront Hosanna à tue-tête pour acclamer le Christ. Et beaucoup repartiront avec cette branche bénie qui restera accrochée au crucifix de la maison. Les enfants poseront des questions, les plus âgés expliqueront…

Et la semaine Sainte va pouvoir commencer. Les journées vont s’enchainer, et l’Eglise dans son universalité, va revivre les derniers jours de la vie du Christ.

Le Carême est une marche, longue, audacieuse. La Semaine Sainte est une escalade, périlleuse, une dernière montée, l’ultime ascension. Pour les habitués des randonnées en montagne, c’est le dernier col à franchir. La fatigue est là, la douleur aussi, mais il faut encore marcher, grimper, pour que, de derrière le rocher, se dessine enfin le soleil levant.





La Semaine Sainte nous emporte là où il devrait être inconcevable d’aller, vers la mort. Mais le Christ, par sa mort, sur la Croix, vient nous redire combien l’espérance peut soulever des montagnes, combien la vie reste plus forte que la mort, combien Dieu est un Dieu Tout Puissant en Amour.

Vivre les célébrations de la Semaine Sainte est exigeant. Mais c’est le fondement même de notre foi. Alors tant pis si les soirées seront plus courtes, tant pis si les enfants dineront plus tard, tant pis si nos agendas en seront un peu bousculés.

Osons remplir nos églises cette semaine.

Le Christ n’a t-‘il pas donné sa vie pour nous ?...

Belle semaine Sainte à tous, Que la joie de Pâques illumine nos vies.




dimanche 25 mars 2012

Comme un imperceptible mouvement...



 

Je ne sais pas pour vous, mais j’aime regarder le printemps s’inviter au milieu de ce temps de carême, ça donne aux jours qui passent une joie insoupçonnée !



mars 2009

 

La nature est quand même bien faite ! Plus nous avançons, plus la lumière se fait. Plus nous cheminons, plus nos jardins s’éclaircissent. C’était l’hiver, c’est aujourd’hui le printemps. C’était la nuit. Puis La lumière se devine. Les arbres étaient morts, les bourgeons les font renaitre. Les matins étaient silencieux, les oiseaux leur redonnent une sonorité chantante.

Il y a comme un mouvement, un imperceptible changement…

Tout comme à Jérusalem d’ailleurs, au temps de Jésus. Ça bouge !

L’évangile ce dimanche nous le raconte. Autour du Christ, les gens se pressent. De Grèce, ils viennent à Jérusalem pour la Pâque et veulent voir Jésus.


Qui est-il, cet homme dont tout le monde parle ?

Qui sont-ils, ceux qui veulent savoir, comprendre ?

Encore aujourd’hui, ce sont les mêmes questions. Encore aujourd’hui, on cherche à comprendre, à savoir. Qui est-il, ce Christ venu pour nous ?

Partager ce qui nous anime, ce qui fait notre foi, à nous, chrétiens, c’est aussi être témoin de cet Homme, mort sur le bois de la Croix, pour nous. Avoir l’audace de dire ‘je crois’, oser annoncer l’Evangile, c’est être ce que le Christ nous demande d’être pour les autres depuis 2000 ans.

Peut-être que notre attitude, notre façon d’être au quotidien, nos engagements pour donner au monde la couleur du respect de chacun et de l’amour des autres sont déjà des prémices de réponses…y compris quand l’actualité bouleverse tant notre monde…





dimanche 18 mars 2012

Même les lectures du jour étaient plutôt du genre sportif !...




Quatrième dimanche de Carême. Ce n’est pas le moment de perdre souffle !

Tout sportif qui se respecte vous le dira. Sans entrainement, point de victoire !

Les efforts qui nous sont proposés pendant le temps de Carême, c’est souvent sportif ! Qu’on parle du jeûne, de la prière, du partage ou du silence, il faut vouloir se donner les moyens de ne pas échouer. Et quarante jours ne suffisent que rarement à être aussi performants que nous le souhaiterions.

Mais à la différence du sportif, le mot performance est loin d’être le plus approprié. D’abord parce que ce qui va nous combler, nous réjouir, en fin de compte, c’est ce que Dieu va nous donner.

Dans le jeûne, je vais trouver l’attention à l’autre.

Dans le partage, je vais trouver la rencontre de l’autre.

Dans la prière, je vais trouver ce que Dieu veut me dire.

Dans le silence, je vais trouver la disponibilité.

Ce que je vais découvrir dans ces efforts, c’est aussi la joie d’avancer, doucement, chacun à son rythme, sur le chemin que Dieu veut pour nous. Et cette joie, particulièrement aujourd’hui puisqu’au milieu de ce temps si particulier du carême, la liturgie nous offre comme une pause, -puisque nous fêtons ce jour le dimanche de la JOIE - nous devons nous laisser bousculer, envahir par cette joie de cheminer vers Pâques.

Et si ces efforts servaient aussi à nous libérer, à nous libérer de tout ce qui nous empêche d’aimer mieux les autres ?

Alors, on le continue, cet entrainement ? On la poursuit notre conversion ?...

Bon dimanche, bonne route vers Pâques et à dimanche prochain.








dimanche 11 mars 2012

Dieu travaille en silence...

 

Troisième dimanche de Carême. Déjà. Nous sommes presque à mi-parcours de ce temps si particulier que l’Eglise, par le Christ nous propose de vivre pendant quarante jours.

Quarante jours, quarante nuits et quarante matins.

Quarante matins comme autant de promesses de vie. L’hiver s’envole lentement. Le printemps commence à inonder nos chemins, nos jardins. Dehors, la vie reprend vie. Des primevères, des jonquilles, le chant des oiseaux le matin. Doucement, à pas feutrés. Presque silencieusement.

Parce que Dieu travaille en silence.

Comme les arbres se préparent à renaitre, Dieu façonne le cœur des Hommes au fil des jours, avec une patience infinie.

Mais, chaque année, c’est la même chose : on se promet secrètement que ce carême-là, cette année, ce sera mieux, différent. Les résolutions du mercredi des Cendres semblent parfois déjà si loin. Et puis, le temps passe.

Et si, dès maintenant, tout de suite, aujourd’hui, parce qu’il est encore temps, ce Carême prenait un autre sens ?

Dans notre paroisse, dans notre diocèse, dans les communautés religieuses proches de chez nous, sur Internet, les propositions sont multiples.




 

 

 

Quoi de plus beau que de revenir à l’Essentiel ? Quoi de plus enrichissant de prendre ce recul nécessaire, pour regarder d’un œil tout neuf ce que Dieu fait dans nos vies….

A dimanche prochain.














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