Des Petits Riens Qui Disent Tant...

Au fil des jours, dans le plein d'un quotidien affable, écouter pour y trouver des pépites de vie, pour y entendre une Présence...

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dimanche 22 janvier 2012

Un tour, à quelques degrés près...

 

Les journées passent, le temps file, plus vite, toujours plus vite.

Pas le temps, plus tard, on verra demain. On se rappelle, faut absolument qu’on se voie.

Ces phrases font le quotidien de beaucoup d’entre nous, de tous âges dès qu’il s’agit de sortir son agenda pour trouver un moment pour se rencontrer, se voir, ou trouver une date pour une réunion, etc..

Imaginez pourtant : un ami, un proche vient me voir, rayonnant, prêt à m’annoncer LA nouvelle, la Bonne nouvelle qui le rend si heureux et il ne trouve personne qui ne l’écoute, personne qui lui prête attention. S’il est patient, il attendra que je sois vraiment disponible, sinon, lui seul saura que j’ai sans doute raté quelque chose.

DSC_0149Il me semble que c’est un peu la même chose aujourd’hui à la lecture de l’Évangile : Quand on comprend ce que le Christ cherche à nous dire : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle », le bon sens commun voudrait que l’on arrête tout, que l’on se pose et que l’on réagisse immédiatement tellement la « chose » semble importante, essentielle, vitale même.

C’est tout le sens de la conversion : s’arrêter et faire le point pour mieux se tourner vers le Christ. Retrouver la bonne direction à sa vie, reprendre la bonne route.

Et se convertir, c’est être le témoin rayonnant du message du Christ. Évangéliser n’est pas l’apanage de quelques-uns. C’est la mission de chacun. Avec ses talents, ses dons, là où il est. Sans prosélytisme, mais en étant ce que Dieu nous appelle à être.


Et si nous trouvions le temps dès maintenant d’être ces témoins audacieux dont l’Eglise a tant besoin aujourd’hui ?



Et le son est ici : http://www.tendanceouest.com/actualite-27901-evangeliser-cest-la-mission-de-chacun.html


dimanche 15 janvier 2012

Chronique du jour...

 

Voilà, le temps de Noël s’éloigne. Depuis quelques jours, nous sommes entrés dans le temps liturgique qu’on appelle ordinaire.

Ordinaire ? ça voudrait donc dire qu’il ne va plus rien se passer d’extraordinaire ? Que les Évangiles n’auraient plus rien à nous dire, que du banal, du normal ? Rien de sensationnel, de remarquable ? Nous devrions donc attendre le temps du Carême, bien gentiment, bien « ordinairement » ?…

Et bien non, pas certaine que ce soit l’attitude qu’il faille adopter !

Jésus, en se retournant vers les deux disciples qui le suivent ne leur demande pas QUI cherchez-vous, mais QUE cherchez-vous ? Et c’est là que tout devient extraordinaire !

Parce que, dans cette recherche sans fin, dans cette liberté inouïe que Dieu nous laisse, le Christ pose cette question essentielle du SENS. Qu’est-ce que je veux ? Qu’est-ce que je cherche ? Quel sens vais-je donner à ma vie ? Dans le quotidien de ma vie, vais-je oser ajouter des touches d’extraordinaire, vais-je oser donner des couleurs inattendues à mes journées ? ça pourrait paraitre compliqué, orgueilleux même aussi. Pourtant, à bien y regarder, ça pourrait être si simple…

A commencer par un nouveau regard, plus doux, plus attentif, plus présent…

La Bonne Nouvelle, elle se propage aussi par une rencontre, une attention, un sourire.



 

 

Et si nous osions colorier nos vies pour que, sur nos visages, se lise la joie d’être chercheurs de Dieu...








dimanche 8 janvier 2012

e-toile #600

 

Le Christ est né, Dieu s’est fait Homme parmi les Hommes.
Ce matin, en écoutant Isaïe, Paul et Matthieu, c’est de joie et d’allégresse dont il est question. Le projet de Dieu s’est révélé à la face de la terre. Il nous faut l’annoncer encore et toujours.
L’annoncer, comme les mages qui ont suivi l’étoile. Sans vraiment comprendre ce qu’ils cherchaient, ils ont marché, hésité, douté aussi sans doute, ils ont marché jusqu’à l’enfant annoncé.

2000 ans plus tard, les enfants, eux, accompagnent encore jour après jour le voyage des rois mages dans la crèche. Aujourd’hui, leur périple touche à sa fin. Et tous sont là, autour de l’enfant né au fond d’une étable, bergers et mages à contempler ce tout petit nouveau-né.

A vouloir suivre l’étoile, ils auraient pu se perdre.
Mais en suivant l’étoile, c’est en pleine confiance qu’ils ont écouté Dieu.

Où est notre étoile aujourd’hui ? Que reste-t’il de notre confiance dans ce Dieu qui veut nous rejoindre ? Comment voir et entendre ce Dieu qui nous attend ?

Croire en Dieu, croire en l’Homme reste une question de confiance. Non pas une confiance aveugle et irréfléchie, mais une confiance d’amour.

Janvier, c’est l’heure des bonnes résolutions : plus de sport, moins de futilités, plus de rencontres, plus de temps, moins de dérapages…Et si la première décision à prendre était de regarder l’autre avec cette même confiance infinie que Dieu a mis en chacun d’entre nous.

 




dimanche 1 janvier 2012

2.0.1.2.

 

Ce matin, de ma fenêtre entre ouverte, j’ai contemplé le monde. Rien n’avait changé. Ni le ciel, ni sa lumière. Ni l’aurore, ni le souffle du temps.

Mais, ce matin, de ma fenêtre entre ouverte, j’ai entendu le doux murmure des vœux que le vent m’apportait.
Bonne année….bonne année…..bonne année….

Depuis quelques heures, les aiguilles des horloges du monde ont doucement éloigné 2011 pour laisser un peu de place à 2012.

Certains vont revoir les leurs, d’autres vont inviter les voisins, d’autres encore, vont donner de leur temps pour d’autres, quelques-uns enverront ce petit mot griffonné sur une carte, comme le signe d’une simple présence réconfortante.

Chacun espèrera le meilleur à venir pour ceux qu’il aime.

365 jours à venir. 365 jours comme autant de promesses. Le temps s’écoule, trop vite, de plus en plus vite. Rien ne l’arrêtera si ce n’est le regard que nous oserons porter à chaque nouvelle aurore.

Dieu a l’éternité pour nous regarder déployer nos vies. A chaque nouveau matin qui se lève, nous remettons au creux de ses mains, nos projets, nos prières, nos mercis, nos pardons.

Le Christ, en se faisant Homme, nous attend, nous espère, et n’en finira jamais de surprendre l’Homme tant qu’il osera se laisser surprendre.

Marie, elle, dans le silence de sa vie, a offert son oui.

Que cette année soit douce quand l’imprévu voudrait la rendre trop rude.
Que cette année soit pleine de tout ce que la Vie peut offrir de beau, de simple et de partage.
Que cette année soit riche de tous ces instants donnés dans la rencontre de l’autre.
Que cette année soit signe de l’espérance que Dieu a déposé dans le cœur des Hommes.

Belle année à chacun et à chacune.






dimanche 23 octobre 2011

Happy heureux...

 

Heu-reux !

Pas facile ce mot. Presque indécent parfois. Gênant tant il peut mettre mal à l’aise celui qui ne connait que difficultés, maladies, et souffrances.

Celui à qui tout sourit aurait pourtant envie de partager son bonheur, de le crier au monde entier. Quand celui qui peine, lui, voudrait tant retrouver l’élan de ce bonheur perdu ou oublié.

Difficile adéquation, juste milieu, savant dosage.

A des jeunes que je retrouve à l’aumônerie, j’aime souvent leur poser cette question : Et toi, qu’est-ce qui te rend heureux aujourd’hui ? Leurs réponses restent souvent très vagues, tant ils sont surpris, comme si, pour être heureux, il leur fallait de l’extraordinaire, de l’impossible. Alors qu’un rien peut suffire…le rire d’un enfant, le ciel rougit au soleil couchant, une main tendue qu’on n’attendait plus…

Et si l’amour suffisait à notre bonheur. Non pas pour accéder à un bonheur béat, utopiste ou mielleux. Mais plutôt pour savourer un bonheur sincère, et vrai.

Il suffirait donc d’AIMER. Aimer ce qui nous entoure d’un regard bienveillant. Aimer l’autre, comme il est, là où il en est. Aimer son histoire, son parcours. Aimer l’autre pour aussi s’aimer soi-même, non par orgueil ou par vanité, mais se reconnaitre tel qu’on est, tel que Dieu nous a crées.

C’est ce que nous demande le Christ ce matin dans l’Evangile de Matthieu. C’est en allant à la rencontre des autres, en les aimant tels qu’ils sont, que je vais pouvoir rencontrer et aimer Dieu.

Et si, aujourd’hui, nous osions la Rencontre, la rencontre des autres et la rencontre de Dieu ?...

dimanche 16 octobre 2011

Voyage au coeur du Monde...

 

DSC_1137Et si, ce matin, nous décidions de voyager ? Juste l’espace d’un instant.

Un voyage au cœur du monde.

Même si le monde parait si grand quand on le regarde par nos fenêtres trop étroites.

Même si le monde semble si vaste quand on le voit d’ici.

Un voyage au cœur de l’Eglise.

L’Eglise, c’est une multitude d’hommes et de femmes dispersés aux quatre coins de ce monde, formant une seule et même Eglise.

Bien sûr, l’Eglise, c’est notre paroisse, notre diocèse, ceux aussi que nous retrouvons en communauté chaque dimanche.

Mais l’Eglise, c’est aussi l’Eglise d’ailleurs. Avec les mêmes rituels, tous unis dans une même prière. Tous rassemblés au nom du Christ.

Et chaque année, en octobre, c’est à l’Eglise dans son universalité qu’il nous faut plus particulièrement penser. La Semaine Missionnaire Mondiale du 16 au 23 octobre nous emporte cette année en Océanie. Loin, très loin.

Tous ceux qui ont vécu des rassemblements internationaux vous diront la joie indicible de se retrouver, frères et sœurs en Christ, priant dans un même élan, une même ferveur, peu importe les mots, peu importe les langues.

Là-bas comme ici, le Christ appelle, le Christ envoie. Là-bas comme ici, la Parole est la même. Dieu se dit et se donne à chaque homme, dans le même cœur à cœur.

A des milliers de kilomètres de chez nous, le Christ rejoint des hommes et des femmes, pour que tous, nous rayonnons de l’Evangile là où nous sommes, d’un bout à l’autre de la Terre..

Et si ce matin, notre voyage se faisait prière ?



dimanche 9 octobre 2011

Oui, Oui..

 

DSC_0060Ils sont trois à s’engager aujourd’hui dans le diaconat permanent.

Engagement d’une vie, d’une famille.

Moment de fête, de joie pour la communauté chrétienne, étonnement parfois de l’entourage, questions des uns ou des autres. Aujourd’hui, des hommes et leur famille toute entière s’engagent pour servir.

Engagement, servir. Des mots qui peuvent faire peur. Mission impossible pour certains, confiance absolue pour d’autres. Le discernement est passé par là, de longues années ont permis à chacun de réfléchir, de murir cet appel, de partager entre eux, de prier, de s’arrêter pour aujourd’hui pouvoir prononcer un nouveau ‘oui’.

Bien sûr, de loin, tout peut paraitre simple, évident, facile. Ou pure folie. Mais ce ‘oui’ proclamé devant une cathédrale pleine ne pourrait-il pas nous renvoyer à nos propres ‘oui’ ?

Que sont les ‘oui’ de ma vie ? A chaque nouveau matin qui se lève, oser redire oui à Dieu ; oui, je crois, oui, ma vie, je te l’offre, fais de moi ce qu’il te plaira. Oser redire oui à l’autre, celui aux côtés duquel, de laquelle on s’est engagé, il y a un an, dix ou cinquante ans.

Dieu nous invite, à temps et à contretemps à oser ces ‘oui’. En commençant par l’Eucharistie. L’invitation est unique, mais inlassablement renouvelée.

Trois hommes vont revêtir cet après-midi le vêtement des Noces, l’aube blanche rappelant leur baptême. Ils vont être envoyés au seuil de nos églises pour être témoin de ce que le Christ veut pour nous, pour être ce lien privilégié entre l’Institution Église et les hommes et les femmes de ce monde.

Et si nous oublions l’espace d’un instant nos visages tristes et fades pour revêtir nous aussi cet habit de Lumière ? Laissons Dieu nous envelopper de sa Tendresse.




dimanche 2 octobre 2011

Octobre, nouvelle saison...

 

C’est fou comme l’endroit offre encore de belles surprises. Des rencontres, oui. Des liens, aussi. Et depuis aujourd'hui, du son.
Mais écrire pour être lue et écrire pour être entendue, voire écoutée, rend la chose toute autre.
Les mots aimeraient se glisser vers l’oreille de celui qui entend ; mieux encore, ils aimeraient percuter le cœur de celui qui ne les attend pas.
Nouvel exercice, nouvelle aventure : la voix [1] essaiera de faire danser les mots pour toujours chanter cette joie de croire, en cœur à cœur avec l’Eglise.



 



Octobre est là, annonçant déjà doucement le temps de l’automne. Les arbres vont s’habiller de chaudes couleurs, réchauffant autant que possible le cœur des hommes.

Octobre est là, mêlant la nostalgie de l’été passé à l’appréhension de l’hiver naissant. Saison intermédiaire, saison en transition. Les pommes vont bientôt être ramassées, les champs de maïs défaits de leurs beaux épis et un peu plus au sud, les vignes vont être délestées de leurs fruits en grappe, laissant au temps le vide nécessaire pour reconstruire demain.

Octobre est là, mais rien ne s’arrête. A bien y regarder, la nature en se parant de si belles tonalités se prépare déjà à renaitre au printemps prochain. Il lui faut du temps pour que des branches nues et froides renaissent les bourgeons futurs. Il lui faut du temps pour que, des fruits offerts, chaque arbre accède au repos revigorant.

Et si au cœur de cet automne, nous prenions le temps de regarder ces couleurs, ces superpositions de tons rouge, ocre ou jaune ? Il suffirait de déposer nos soucis, nos agendas surchargés pour savourer l’espace d’un instant ce qui est offert, juste à nos portes, dans nos jardins.

La saison des vendanges approche. Les ouvriers vont se mettre à l’ouvrage.

Dieu dans son amour infini, ne s’absente que pour laisser aux hommes le soin de se saisir de la Création.
Dieu dans sa patience infinie nous attend, chacun, avec ce que nous sommes.
Et là où nous sommes.


[1] Sur la radio locale, dans l'émission Religieuse de Tendance Ouest, quelques dimanches matins dans l'année.

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