Toutes les deux, elles sont nées un 4 novembre, aux extrémités d’un même siècle, chacune à leur époque.
De ce hasard de la vie, j’aime en faire un pont, une passerelle entre des vies qui se suivent, qui s’enchainent, qui s’enracinent dans la suite infinie des générations.
Il y a onze ans, je me souviens de son large sourire à l’annonce de la naissance de son arrière-petite-fille. C’était aussi un mercredi au milieu d’un automne, le même ciel sombre qu’aujourd’hui, venteux et frais.
Il y a onze ans, elle était encore là, rayonnante et fière de cette surprise du calendrier, espérant secrètement pour cette nouvelle petite vie accrochée à la sienne par une date, un chemin aussi beau que celui qu’elle avait emprunté, réussissant à enjamber les obstacles sans trop de dommages.
Les anniversaires ponctuent le temps, rythment les années et nous en rappellent d’autres, reliant sans nostalgie aucune les souvenirs doux d’un temps passé aux pas posés par ceux qui continuent d’avancer.



Et la joie de l’une aujourd’hui me rappelle la joie irradiante d’une autre, qu’elle savait offrir à tous ceux qui croisaient son regard…