Le bois est sec, l’arbre aussi. L'écorce se fendille, doucement.
De ma fenêtre, je le regarde. De la lumière qui le transperce. De l’oiseau qui s’y accroche. Du vent qui l’étourdit. Du soleil qui l’éblouit, plein ouest.

Un peu comme ces mots qui font ma prière.
Souvent secs, parfois brulants.
Ou même arides.
Ce soir, comme d’autres matins, le bruit m’assomme.

Je voudrais retrouver le silence de l’hiver, quand rien ne bouge, quand tout n’est que murmure.
Je voudrais qu’ils se taisent, je voudrais qu’on ne parle plus.
Ou juste un peu moins pour que le vent puisse soulever ce qui reste de mon espérance.

Où est la justesse ?
Que fait l’Homme de ce que Dieu lui a confié ?
Où est ce silence qui comblerait les creux de mes doutes ?

Accroche mon regard au-delà de ce que je vois.
Donne-moi les mots que je cherche pour Te dire quand leurs yeux ne Te voient plus.
Surprends-moi dans mon impatience.