Ça pourrait presque ressembler à une ligne de crête. D’un côté et de l’autre du sommet, deux horizons différents mais qui au loin se retrouvent pour tracer une seule et même trace.. Du nord ouest au sud est. Presque.
C’est une visiteuse de la nuit. Cachée. Secrète. Jamais elle ne laisse de traces, ni de commentaires. Je trouve seulement ses mails au réveil. Elle lit plus qu’elle ne dort. Enfin, je crois. D’elle, je ne sais que son métier et son prénom, et celui de ses enfants. Nos mots se sont croisés autour d’une photo pour un endroit qui lui était cher.
Depuis, elle m’écrit.

Ses mots s’ajoutent, dans une autre épaisseur, à ceux qu’elle lit. Ils cognent parfois, réveillent, d’autres fois, touchent, souvent.

Ses mots nous relient et nous révèlent. On pourrait presque y lire une amitié déjà bien amarrée. Dans les remous que le temps provoque, on écoute le bruit des vagues, on entend la houle approcher, et on trouve un autre cap.

Elle entend le doute. Elle partage la joie. Elle rebondit sur les mots.
Le clapotis des vagues nous réunira. Un jour. Pas trop loin d’ici...