De nos fenêtres, de nos balcons, de nos jardins, doucement, le temps va se laisser surprendre par septembre.

Dehors, les champs prennent une autre couleur. La lumière irise quelques tons plus bas.

Dedans, les enfants préparent leur cartable, pressés (ou pas) de retrouver la cour de récré.

Septembre a toujours comme un petit goût de janvier.

Du nouveau au milieu d’une année. On se remet en route. Comme un deuxième envol dans une même année.

Bien sûr, il y a ces appréhensions, ces peurs d’un demain difficile.

Bien sûr, il y a ces habitudes qu’on voudrait secrètement changer, des choix de vie qu’il va falloir poser et ce quotidien que l’on va retrouver.




Mais il y aura aussi en mémoire, tous ces moments passés en famille, entre amis, qui donneront aux regards de rentrée l’étincelle d’un moment inoubliable. Il y aura aussi en souvenir cette nuit étoilée, ce chemin bordé de coquelicots, ce chant de l’oiseau tôt le matin qui adouciront la froidure de nos jours d’hiver.

Pourtant, il faut donner au temps de la rentrée l’élan qu’il mérite pour nous pousser un pas plus loin.

Dans le diocèse de Coutances et d’Avranches, 70 lycéens rentrent aujourd’hui d’une semaine passée avec d’autres jeunes du monde entier, rassemblés autour des frères de la communauté de Taizé en Bourgogne. D’autres, ailleurs, auront été à Lourdes accompagner les malades. D’autres encore, auront vécu une expérience forte en marchant sur les Chemins de Saint Jacques de Compostelle. Mais mardi, ils retrouveront leur classe, leur quotidien, avec, dans les yeux, la joie d’avoir partagé quelque chose d’unique. Quoi de mieux comme élan à l’aube de leur rentrée !

Se mettre ou se remettre en marche, maintenant, certains que Dieu veut pour nous le meilleur. Donner à chaque instant, la grandeur qu’il mérite. Vivre pleinement les jours qui nous sont donnés.

Et accepter de se laisser surprendre toujours et encore, même dans le quotidien de nos vies