...Espérance...
Tu parles d’un mot !... Bien trop compliqué, bien trop long. Trop de lettres, trop de bruit autour.
Surtout quand à côté, il ne te reste que le silence. Et l’absence. Et le vide. Sidéral. Abyssal.
Tellement facile d’en jouer quand tout va bien. Tellement facile de le murmurer aux oreilles des autres.
Mais quand tu as le nez dedans, vas-y, essaie de le prononcer, sans le faire grincer de mauvaise foi. Essaie d’y mettre tout ce qui pourrait te rassurer, te simplifier les choses. Essaie juste d’y croire. Rien qu’un instant.

Pourtant, il va bien falloir s’y accrocher. Et grandir avec ce vertige du vide.
La peur pourrait être bien mauvaise conseillère. La peur comme un mal. La mort comme une fin.
La foi n’anesthésie pas. Jamais. La douleur est là, bien comme il faut, juste là où il faut.
Pas besoin de la cacher. Pas besoin de chercher à l’éteindre comme on étouffe un feu.
Pas maintenant. Et sans doute jamais. 

Mais Dieu s’y cache.
C’est mon espérance.
Aussi.