Voilà, le temps de Noël s’éloigne. Depuis quelques jours, nous sommes entrés dans le temps liturgique qu’on appelle ordinaire.

Ordinaire ? ça voudrait donc dire qu’il ne va plus rien se passer d’extraordinaire ? Que les Évangiles n’auraient plus rien à nous dire, que du banal, du normal ? Rien de sensationnel, de remarquable ? Nous devrions donc attendre le temps du Carême, bien gentiment, bien « ordinairement » ?…

Et bien non, pas certaine que ce soit l’attitude qu’il faille adopter !

Jésus, en se retournant vers les deux disciples qui le suivent ne leur demande pas QUI cherchez-vous, mais QUE cherchez-vous ? Et c’est là que tout devient extraordinaire !

Parce que, dans cette recherche sans fin, dans cette liberté inouïe que Dieu nous laisse, le Christ pose cette question essentielle du SENS. Qu’est-ce que je veux ? Qu’est-ce que je cherche ? Quel sens vais-je donner à ma vie ? Dans le quotidien de ma vie, vais-je oser ajouter des touches d’extraordinaire, vais-je oser donner des couleurs inattendues à mes journées ? ça pourrait paraitre compliqué, orgueilleux même aussi. Pourtant, à bien y regarder, ça pourrait être si simple…

A commencer par un nouveau regard, plus doux, plus attentif, plus présent…

La Bonne Nouvelle, elle se propage aussi par une rencontre, une attention, un sourire.



 

 

Et si nous osions colorier nos vies pour que, sur nos visages, se lise la joie d’être chercheurs de Dieu...