La vie tourne, s’enroule autour des jours, s’étire autour des nuits.

Et les uns s’en vont, d’autres naissent.
Les uns s’effacent, d’autres grandissent.
Les uns pleurent, d’autres sourient.
Les uns piétinent, d’autres avancent.
Les uns combattent, d’autres se relèvent.

Certains jours, certaines nuits, je n’en finis de chercher, de creuser au fond de je ne sais quelle logique ce qu’il faudrait entendre.
Certains jours, certaines nuits, je n’en finis pas de ne pas comprendre.

Où s’en vont les pas de ceux qui ont marché, peiné, enduré, transpiré de cette même vie ?
Où est-elle cette roue qui emporte dans son élan trop vite, les plus doux, les moins prêts ?
Que leur dire de cette espérance qui n’a plus alors aucun sens, quand dans l’instant tout est si sombre ?

Au creux de leur regard perdu, je ne vois pas le moindre reflet d’un jour plus beau.
Les mots chuchotés patienteront encore trop longtemps devant leur cœur tout éteint.

Alors, je crie vers Dieu.
Ma colère.