Il faudrait Te laisser toute la place. Qu’il ne reste rien. Pas un entrefilet de vide. Rien.
Pour que ma vie soit pleine de Toi.
Illuminant chaque pore de ma peau. Éclaboussant chaque sourire, chaque regard. Tout. De Toi.
Le moindre instant. Le plus petit interstice de rencontre, de partage, de nous, du monde.
Dans mes oublis, dans mes manques, dans mes non.
Et dans mes oui, aussi.
Il faudrait pouvoir Te trouver.
Pour que les autres Te voient.
Quand ma vie fout le camp, quand le temps me rattrape, quand l’ennui m’empêche.
Quand je crois être là alors que je suis bien trop loin
A genou devant Toi, dans l’église inondée de silence, à murmurer Ton nom
Debout quand je Te reçois
Ou écrasée par mes erreurs
Au milieu des bruits du monde, ceux qui claquent, comme les plus doux,
Au milieu des mots qui s’entrechoquent,
Au milieu des éclats de rire qui résonnent,
Au milieu des hasards les plus fous qui invitent à y croire.
Dans l’écho de nos voix,
Dans la musique de nos vies
Entre les lignes,
Entre les signes.
Dans le noir, le blanc, le gris, et dans les couleurs surtout.
Savoir que Tu es là. Toujours.