J’en suis sûre, tous, nous avons déjà été émus en observant un enfant dire ses rêves…non par moquerie, mais parce qu’en racontant ses projets, ses envies, ses ‘un jour, quand je serai grand’ il nous rappelle que nous avons peut-être nous-mêmes égaré un peu, nos propres rêves…

Nous voudrions plus, nous aimerions moins, nous espérons tant…
Si nous avions plus, si le temps nous le permettait, etc, etc…

La vie n’est pas toujours celle qui se dessinait dans nos yeux d’enfant, il faut aujourd’hui concilier tant de choses, s’ajuster au temps qui passe, trouver l’énergie d’avancer, encore un pas plus loin. Les difficultés sont là, les soucis aussi. Partout, on parle rendement, efficacité, productivité et j’en passe.

Pourtant, à bien y regarder, il y a tout autant de bonnes raisons de se réjouir ! Même minuscules, presque invisibles, elles se devinent pour peu qu’on y accroche un regard, une attention, un geste.

Aujourd’hui, troisième dimanche de l’Avent, c’est le dimanche de la Joie. Comme pendant le carême, l’Église propose une halte. Et une halte qui nous invite à laisser éclater notre joie ! Joie de croire, joie de la confiance en ce Dieu qui nous appelle à être lumineux, rayonnants !

Oublions un instant nos fatigues, nos soucis, nos peurs. Osons montrer un visage souriant, celui d’une Église vivante. Pour que sur nos visages se reflète la tendresse du Christ.

L'attente se fait douce et joyeuse,
bercée par les jours raccourcis et froids.
Les jours se comptent en nuits.
Les nuits s'égrènent au fil des jours.

Il vient, le temps de l’espérance…