Quatrième dimanche de Carême. Ce n’est pas le moment de perdre souffle !

Tout sportif qui se respecte vous le dira. Sans entrainement, point de victoire !

Les efforts qui nous sont proposés pendant le temps de Carême, c’est souvent sportif ! Qu’on parle du jeûne, de la prière, du partage ou du silence, il faut vouloir se donner les moyens de ne pas échouer. Et quarante jours ne suffisent que rarement à être aussi performants que nous le souhaiterions.

Mais à la différence du sportif, le mot performance est loin d’être le plus approprié. D’abord parce que ce qui va nous combler, nous réjouir, en fin de compte, c’est ce que Dieu va nous donner.

Dans le jeûne, je vais trouver l’attention à l’autre.

Dans le partage, je vais trouver la rencontre de l’autre.

Dans la prière, je vais trouver ce que Dieu veut me dire.

Dans le silence, je vais trouver la disponibilité.

Ce que je vais découvrir dans ces efforts, c’est aussi la joie d’avancer, doucement, chacun à son rythme, sur le chemin que Dieu veut pour nous. Et cette joie, particulièrement aujourd’hui puisqu’au milieu de ce temps si particulier du carême, la liturgie nous offre comme une pause, -puisque nous fêtons ce jour le dimanche de la JOIE - nous devons nous laisser bousculer, envahir par cette joie de cheminer vers Pâques.

Et si ces efforts servaient aussi à nous libérer, à nous libérer de tout ce qui nous empêche d’aimer mieux les autres ?

Alors, on le continue, cet entrainement ? On la poursuit notre conversion ?...

Bon dimanche, bonne route vers Pâques et à dimanche prochain.