Manquer de temps comme on manque d’air…
Le souffle court, le pas haletant.
Les instants s’enchainent, les jours pleins s’accrochent les uns aux autres.
Il faut vivre ce qui se vit, ce qui a été préparé, sans se retourner, être prête pour l’instant d’après.
Juste assez pour apprécier la rencontre, une halte, un semblant de pause avant de repartir sur le projet suivant, le rendez-vous d’après.
A force de courir après les heures qui défilent, les minutes qui se perdent et même celles qui se gagnent, je deviens endurante…
Endurance dans l’attente
Endurance dans la patience

La respiration se fait prière.

Un bref coup de fil pour apprendre qu’une vie devient souffrance.
Un autre, inattendu, inespéré, qui apporte un élan d’apesanteur dans une journée si lourde.
Les mots d’un autre, qu’il faut relire, presque dans la pénombre tellement ils touchent là où il suffit d’effleurer.
Les larmes d’un soir, celles qui apaisent, celles qui réconcilient. 
Les questions lancinantes, les questions bousculantes, qui ouvrent sur demain.

Et le temps rend alors la course plus légère.
du bord de ma fenêtre...

 

Un coin de ciel bleu,
un soupçon de couleur.
Toujours vite,
mais toujours là,
et partout, en tout,
Ne pas oublier de Le voir…