Rien. Juste ça. Pour ne pas avoir à en dire plus.
De la douceur inattendue d’un soleil d’automne.
De ce souvenir de toi, au vent du soir.
De nos colères, de nos embrouilles, de nos erreurs.
De l’odeur du livre neuf, que je respire comme toi.
De la mer, du ressac, des marées, des tempêtes.
Du papier, des mots. Et de leur justesse.
De ces photos. De ton regard moqueur.
Traces d’enfance.
De ta main, accrochée à la mienne, avant de partir.
De mes prières, arrachées à la nuit.
De ce fauteuil. Le tien, jusqu’au dernier jour.

Les enfants continueront de courir. Les arbres continueront de grandir.
Juste ça. Mais tellement plus encore.

Et rien que nos vies.
Sans toi.
Ailleurs...