Si prier, c’est parler à Dieu, alors, je suis foutue !
Parce que j’ai beau parler, dire, hurler, raconter, crier, râler, murmurer, j’ai beau être convaincue qu’Il m’écoute, m’entend, me comprend, je ne suis pas certaine que ce soit suffisant.

Trop de choses à dire, trop de mots à confier. Il faudrait me taire pour Lui dire tout.

Tant de prénoms accolés les uns ou autres, à Lui envoyer comme une supplication :

Regarde-les.
Soutiens-les.
Souffle sur eux.
Surprends-les.
Donne-leur d’aimer.
Rapproche-les de Toi.
Fais-leur connaitre ta paix.
Apprends-leur l'espérance.

Tant de choses, de celles qui marchent à l’envers ou sur la tête, qu’il faudrait remettre en ordre de marche, et dans le bon sens !

Alors, quand plus rien ne va, je regarde le Ciel autrement.
Lui parler d’eux en regardant au travers du prisme des autres, au dedans du monde.
Parce que, si c’est aussi beau dehors, c’est qu’au-dedans, ça ne doit pas être mal non plus.

Et découvrir des camaïeux de couleurs inattendus pour que les mots retrouvent une ébauche de lumière…