Ces couleurs, douces et tenaces du soleil qui se lève
D’autres, au soir qui vient 
Ton regard quand tu devines mes pensées
La pluie qui glisse sur ton visage
Ton sourire, et tes yeux qui pétillent au milieu de tes rêves
La flamme qui s’enroule silencieusement autour du bois sec
Vos voix pour chanter Dieu quand la nuit enveloppe la ville déjà endormie
Tous ces instants, évidents.
Tous ces silences, aussi.
Et puis
Tes baisers d’enfant
Ces mots, ces mails, ces envols et ces colères
Nos rencontres, nos projets et nos ratés
Ta main qui s’accroche à la mienne
Mes doutes, nos peurs
Et nos élans,
Ce Dieu qu’il me faut dire et aimer et chanter encore toujours plus
Cette abbaye, trop froide
Et l’étole, violette, posée, juste là, à côté
Au cas où 
La brume dans tes yeux
Et celle du matin frais

Et puis, Dieu, comme une évidence au milieu de nos vies