Il y a dans la joie d’être chrétien quelque chose de l’indicible…

Comme dans le silence, il y a le bruissement de la présence de Dieu.

Dieu est là. Dieu nous précède, Dieu nous attend.

En allant chercher Simon, André, Jacques et Jean, le Christ nous redit combien Dieu a besoin des hommes. Là où ils sont. Là où ils EN sont. Avec l’unique promesse que le projet que Dieu fait pour chacun est le meilleur.

Va, sors, avance, suis-moi. Ces mots maintes fois répétés par le Christ, nous appellent, vous, moi, chacun.

Il faut nous mettre en route. En mouvement. Devant, le Christ nous ouvre le chemin. Devant, il nous emporte. Devant, il nous veut debout à sa suite. Comme des ressuscités !

Pourtant, on le sait, être chrétien ne nous épargnera rien, ni la souffrance, ni la mort. Mais le mouvement d’espérance qu’entrainent l’élan et la mise en marche à la suite du Christ offre tout de suite une autre perspective. Plus grande, plus belle. Qui nous pousse en avant. Comme un souffle ténu.

Être chrétien, c’est s’attacher à Dieu comme la racine de l’arbre s’attache au sol qui l’accueille. Rien ne lui sera épargnée, il y aura les tempêtes, les pluies, il y aura l’hiver, le froid. Il y aura aussi la chaleur des premiers jours du printemps. Et les nouveaux bourgeons. Et l’arbre grandira.

Et ce matin, à nous de nous interroger : Où Dieu me rejoint-il ? Et moi, où et comment puis-je rejoindre Dieu ?

Tout simplement, au cœur de mon quotidien, au travers de cette porte ouverte sur l’espérance, au creux de cette amitié inouïe que Dieu m’appelle à tisser avec Lui. Et surtout dans cette joie si belle qui devrait transpercer chacun de nos visages.