L'Eglise d'autrefois n'est plus...tout au moins dans certaines de ses contraintes, de ses obligations, ou ses sanctions.
Pourtant, à force de discussions, de rencontres, avec les uns et les autres, plus ou moins éloignés de l'Eglise, une image dure, rigide, subsiste.

Bien sûr, il y aura toujours des mamies acariâtres, qui regardent d'un oeil froid les enfants remuants.
Il y aura toujours les mines renfrognées, qui ont perdu leur sourire oubliant qu'elles sont rassemblées pour partager leur joie de croire, en communauté.
Il y aura toujours ces chants ratés, ces Castafiore qui hurlent dans les oreilles de leurs voisins, ces Kyrie un ton en-dessous, ces cantiques vieux, tristes et sans âme, ces soupirs perdus.
Il y aura toujours ces homélies rabats-joie et moralisatrices.

                       

Mais il y aura toujours la Parole qui réussira à nous toucher et à percuter nos vies, là où elles en sont.
Il y aura toujours cette même foi, cette même espérance qui nous rassemble, cette joie de retrouver ces visages familiers ou de passage, mais tous invités par le Christ.
Il y aura toujours cette mélodie d'un chant nouveau, qui résonnera tout au long de la semaine.
Il y aura toujours cette joie de se retrouver après, entre amis, pour discuter jusqu'à ce que les lumières s'éteignent.
Il y aura toujours ce moment unique et mystérieux où le pain et le vin deviennent Corps et Sang du Christ.
Il y aura toujours ce regard pétillant de l'enfant qui attend qu'on le marque du signe de la Croix.
Il y aura toujours un prêtre, attentif, heureux et témoin.
Il y aura toujours ces jeunes, debout, heureux de leur temps fort, et qui savent alors crier leur joie d'être là.

L'Eglise que j'aime existe bien. Il nous faut juste l'aider à être...
H
istoire d'y entrer heureux, d'en ressortir heureux et d'y retourner heureux.