Le sablier du temps s'écoule, comme la certitude d'un regard porté vers l'horizon, au fil des instants d'une vie.
Les anciens répètent à qui veut l'entendre que la mesure du temps qui passe s'accélère, inexorablement, mais une minute s'égrènera toujours de soixante secondes.

Je voudrais m'imprégner à jamais de l'image fugace et éphémère de l'enfant endormi.
Je voudrais ne pas oublier l'esquisse ensorcelante du soleil qui disparait au loin.
Je voudrais voir autour de moi des visages burinés par l'amour sans faille qu'ils dégagent.
Je voudrais mes pieds ancrés dans la terre,
comme les racines profondes et enfouies du chêne, solide et puissant.
Je voudrais des étincelles de vie qui éclaboussent le monde.
Je voudrais des mains tendues, non par manque, mais par espérance.
Je voudrais chanter sans fin le Dieu Créateur.