Loin, très loin des bandes dessinées précédentes.
Larcenet m’a assommée de son nouvel opus.
Assommée par la corpulence lourde, pesante, dérangeante de Polza.
Assommée par une histoire noire, grave, un passé qui alourdit chaque pas, les épaules affaissées.
Assommée par le dessin, les traits ronds, sombres, puissants.
Assommée aussi par le récit étourdissant de ce bonhomme si lourd, cette grasse carcasse, secouée par un effet de souffle, le temps d’un instant fugace que seules quelques rares touches de couleur parviennent à décrire.
Il faut écouter le silence des planches en noir et blanc. Il faut entendre l’histoire à mots couverts. On ne sait pas grand chose, on se perd dans une forêt dense et sombre, on se crispe aux affres d’une douleur latente, on cherche sa respiration à vouloir emprunter les pas de l’homme qui fuit, et à effleurer la souffrance cachée, parfois, on vole...